Le nouveau totalitarisme du contrôle des appellations

YSENGRIMUS   Notre sidérante affaire débute il y a deux ans environ, quand l’actrice et chanteuse Lindsay Lohan intente une poursuite de cent millions de dollars américains contre une agence de publicité, pour l’utilisation du prénom LINDSAY dans un commercial du Super Bowl portant sur une petite bébé turbulente ayant tendance, disons, à abuser du biberon… Insistons fermement d’abord –en ouverture- sur un point. Ici, ce n’est pas mademoiselle Lohan qui déraille. C’est, plus nettement, la notion de propriété privée qui s’emballe et qui devient follement totalitaire… Il faut prudemment voir à ne pas se laisser influencer par un titre ou un sous-titre de canard racoleur et populiste. L’affirmation “The world revolves around Lindsay. [Le monde gravite autour de Lindsay]” est un commentaire d’ouverture poudre aux yeux, dans le genre de cette image bien connue du président Obama, ce bourgeois raffiné et un rien hautain, s’amenant en bras de chemise dans ses meeting populaires pour faire peuple lui-même. En ouvrant ici l’exposé de la nouvelle dans cet angle du ci-devant narcissisme de mademoiselle Lohan, un certain journalisme vous oriente sciemment la pensée. On dévie ouvertement de l’enjeu critique en cause et on manipule le propos au départ, dans la direction du petit potin sans portée. Le commentaire d’ouverture correct serait: Le prénom de Lindsay Lohan fait-il partie de la propriété intellectuelle (privée) de sa marque de commerce? La réponse reste non, mais le topo n’est plus détourné dans le style ad hominem et creux des feuilles de chou mondaines. Qui donc veut confondre ici l’entreprise qui poursuit avec l’ego de la petite vedette en cause dans la poursuite? Personne de vraiment sérieux. Pendant qu’on tape sur les doigts de mademoiselle Lohan tous en choeur, le totalitarisme privé lui, reste, en douce, bien niché dans les implicites non questionnés. Cela vient vieux à terme, ce genre de journalisme de surface. Ceci était MON ouverture sur cette question.

Traitons ladite question dans sa dimension radicalement ethnoculturelle (plutôt que superficiellement potino-anecdotique). Le problème est assez ancien. Il rejoint (sans s’y confondre) la question, toujours sensible, de l’antonomase sur marques de commerce (kodak, kleenex, et, en anglais, les verbes to hoover, to xerox, pour n’égrener que de maigres exemples qui, vieillots, ont la qualité, fort prisée vue l’ambiance, d’être sans risque). Alors, bon, les prénoms MICKEY, ELVIS et MADONNA sont-ils associés à des objets culturels spécifiques? Personnellement, je pense que oui. Par contre, cette poursuite-ci de cent millions (cela ne s’improvise pas par narcissisme individuel, une poursuite de cette amplitude) tente tout simplement le coup d’ériger LINDSAY en objet culturel similaire… À tort, je pense… mais il ne serait pas si facile de formuler un net critère démarcatif. Le problème, déjà fort emmerdant, se complique ici, en plus, d’une facette diffamatoire. On découvre, dans l’article que j’ai mis en lien, un résumé de l’argument de la poursuite. Il se lit comme suit: “They used the name Lindsay,” Ovadia said. “They’re using her name as a parody of her life. Why didn’t they use the name Susan? This is a subliminal message. Everybody’s talking about it and saying it’s Lindsay Lohan [Ils utilisent le prénom Lindsay pour parodier sa vie, a déclaré Ovadia. Pourquoi n’ont-ils pas pris le prénom Susan? C’est un message subliminal. Tout le monde en parle en disant qu’il s’agit de fait de Lindsay Lohan].” Bon, la légende urbaine du subliminal, on a compris ce que ça vaut, depuis un moment, allez. Mais ce qui m’ennuie le plus ici c’est le “Everybody’s talking about it [Tout le monde en parle]”. J’aimerais bien qu’on me cite les sources datées qui établissaient cette corrélation AVANT le buzz de cette poursuite même, qui lui, justement, désormais, impose cette susdite corrélation. En d’autre termes, bien… moquez vous de Lindsay Lohan ici et ailleurs, en rapport avec cette affaire, et vous alimentez simplement l’argumentation malhonnêtement victimisante sur laquelle se fonde justement la toute rapace poursuite en diffamation. Bonjour, le piège à con…

Cette affaire, cette flatulente énormité juridique, n’est aucunement anecdotique. Elle est bien plus qu’un fait divers. Elle a une portée qui va beaucoup plus loin que la simple trajectoire artistique ou mondaine de Lindsay Lohan. Mon tout petit rédacteur de journaux à potin qui ne veut pas voir plus loin, laisse moi maintenant t’expliquer. Tu ramènes le tout de la chose à du fricfrac interpersonnel, prouvant ici que tu n’y vois goutte. Il y a une notion que tu ne comprends pas: celle de jurisprudence. Je vais d’abord t’inviter à corréler ce débat sur la propriété commerciale du (fort répandu) prénom LINDSAY à cette poursuite-ci, agression ouverte procédant d’une dynamique similaire (sans narcissisme personnel de petite vedette à pointer du doigt, cette fois). Une entreprise privée, le Marché Saint-Pierre, poursuit une autre entreprise privé, l’éditeur d’un polar, sur la base diffamatoire: ne parle pas de moi, tu me dénigres. Une entreprise privée, l’estate de Lindsay Lohan, poursuit une autre entreprise privée, le publicitaire E-trade, sur la base diffamatoire: ne parle pas de moi, tu me dénigres. Comme le diraient ces bons ricains que, cher rédacteur de journaux à potins, tu adores et que tu prétends si bien comprendre: is there a pattern here? Dans les deux cas, une réalité publique du tout venant (un prénom, un lieu) est l’objet du délit au sein d’une poursuite en appropriation… La manœuvre juridique est identique (le reste, c’est, au pire, de l’anecdote, au mieux, de la nuance). La jurisprudence, elle aussi, est identique. Si le forban qui poursuit plante le forban qui se défend, moi, dans mon petit coin, je me prends de toute façon les tessons dans la gueule PARCE QUE LE RÉSULTAT FAIT JURISPRUDENCE. Notons au passage qu’on est finalement bien loin du narcissisme, plus proche du totalitarisme. Je pourrais, demain, ne plus avoir le droit de dire ni MARCHÉ SAINT-PIERRE (ni, la peur jurisprudente jouant: LOUVRE, TOUR EIFFEL, TOUR CN, PLACE VILLE-MARIE, CANAL RIDEAU, CANADA) ni LINDSAY (ni, la peur jurisprudente jouant: MICKEY, ELVIS, MADONNA, BRANGELINA, BARACK, YSENGRIM ou le chiffre SEPT – des 7 du Québec). Que l’objet du délit soit vague (y a pas que mademoiselle Lohan qui se prénomme Lindsay) ou clairement cerné (c’est bien du Marché Saint-Pierre qu’il s’agit dans ce polar), la constante qui se stabilise est hautement inquiétante. On peut vous accuser impunément (surtout si on a les moyens de se payer un service juridique somptuaire) de DÉNIGRER du seul  fait d’AVOIR NOMMÉ. Paniquant…

Alors maintenant, avançons encore d’un cran dans l’abus de droit du «droit». Au lieu d’une entreprise attaquant une entreprise, on a une entreprise attaquant un individu ordinaire, un simple pingouin de base sans défense. C’est le cas, tout récent tout chaud, de cette pauvre institutrice française, madame FIGARO, qui vient de se prendre sur le coin de la tête, pour son petit blogue personnel sans revenu s’adressant à ses élèves, une mise en demeure… du Figaro. Oh, oh, mais vous me direz pas, après ça, que les entreprises privées contemporaines ne sont pas littéralement atteintes d’un syndrome totalitaire. Oh, mais faites excuses, voici que je m’expose moi-même à une poursuite du Collège de Médecine pour dénigrement de la notion de syndrome… Enfin, bon, je préserve mes quelques chances de non-lieu, puisque les restaurateurs d’Italie ne sont pas (encore) parvenus à imposer une appellation contrôlée sur la notion de pizza (comme il y en a une sur les notions de bordeaux, de bourgogne, de champagne, qui ne se barouettent pas comme ça). Je m’efforce ici de vous faire un peu rire avec ceci mais, batince, je la trouve pas drôle du tout, en fait, pour dire le fond de ma pensée. Privé, privé, privé! Le privé s’empare d’objets physiques ou mentaux du tout venant et dit: “c’est à moi, taisez-vous, n’en parlez plus. Silence. Baillon.”. C’est atterrant.

Et, en plus, c’est outrageusement enrichissant. Car, en conclusion de ce petit billet fort marri (en attendant les prochains abus juridiques impudents de l’hydre entrepreneuriale sur ce front), il faut signaler que mademoiselle Lohan et son estate ont fini par abandonner leur poursuite peu après l’avoir intentée mais ce, non sans avoir tiré des revenus non précisés de l’entente hors cours s’étant conclue sans trompette (the actress made some money out of the deal – noter, encore ici, le traitement incroyablement potineux et creux, sciemment minimiseur, en fait). Bilan: dans le cloaque néo-libéral du laxisme légal contemporain, il y a toujours moyen, pour une entreprise puissante, de poursuivre, de gagner, de bâillonner, d’extorquer. Le principe fondamental est singulièrement répugnant. C’est la dictature du silence culturel imposée par les accapareurs possédants. C’est puant et cela s’étend. Je demande: qui donc mettra la bride à ce nouveau totalitarisme du contrôle des appellations? Et je signe:

PAUL (Newman’s Own me guette ici)
LAURENDEAU (ici c’est le journal Le Devoir)

 

CUBA, vue sur place

Le 16 avril 2011 marque le 50e anniversaire de la tentative avortée d’invasion de Cuba par les mercenaires à la solde des USA et du ralliement du régime castriste au clan socialiste. Il es symbolique que débute aussi  ce même jour le 6e Congres du Parti communiste de Cuba. Il y a des bilans à faire, des leçons à en tirer et des virages à prendre:  le monde n’est plus ce qu’il était.

Les médias occidentaux veulent naturellement présenter tout changement au modèle cubain comme un acte de repentance et la preuve d’une reconnaissance de la supériorité de la vision du monde made in USA.  Rien n’est plus faux.   La plus grossière fausseté est de faire abstraction du processus démocratique qui a présidé à élaboration des changements proposés.  J’étais présent a Cuba de novembre 2010 à février 2011 pendant que s’y déroulait un processus de consultation populaire quasi référendaire, avec 8 000 000 d’opinions diverses émises sur des centaines de sujets touchant tous les aspects du fonctionnement de l’État.  Aucun exercice de cette nature ni de cette envergure n’a été tenté aux USA ni dans aucun pays occidental.   Ce qui va changer à Cuba sera ce que la population souhaite qu’il soit changé.

La part sera faite plus belle à l’entreprise privée et donc à l’initiative, sans sacrifier la sécurité, ce qui me réjouit:  il y a trente ans que je dis que l’avenir ne sera ni capitaliste ni socialiste, mais sous le signe de l’entrepreneuriat, avec comme filet sous le trapèze un régime de travail-revenu garanti.  Cuba n’y arrivera pas demain, mais prend la bonne direction… ce qui n’est pas le cas de nos régime dits « démocratiques », avec des inégalités qui augmentent et un processus électoral si manipulé et corrompu qu’il ne vaut plus qu’on y participe

L’autre grand mensonge est celui de la « faillite » de l’expérience cubaine, laquelle au contraire, malgré l’incessant sabotage de son économie par l’embargo américain et le lavage de cerveau de sa population par une propagande incessante, a marqué des points de match dans les cinq (5) dossiers qui sont aujourd’hui les grands défis des sociétés contemporaines.  1. LA NUTRITION – 2. L’EDUCATION  –  3. LA SANTÉ – 4. L’HABITAT – 5. LA SÉCURITÉ

1. Depuis que le régime castriste a pris le pouvoir, une rationnement  et des centres de distributions des produits essentiels à prix subsidiés ont vu à ce que tous puissent manger. Aujourd’hui le problème est si résolu que ces mesures sont devenues désuètes et que l’un des changements proposés est qu’elles soient supprimées

2. Tous les Cubains on accès à une éducation gratuite à la mesure de leur talent et de leur ambition. Le taux d’alphabétisation est plus élevé qu’aux USA et la moindre conversation avec qui que ce soit, dans n’importe quel village de l’Ile. indique que le citoyen moyen y a une culture plus large et une compréhension du monde incomparablement supérieure à cette de l’Américain moyen.

3.  J’ai eu quelques problèmes de santé à Cuba. Je témoigne que l’accès a un spécialiste comme a un omnipraticien, pour un diagnostic ou des traitements,  y est infiniment plus rapide qu’au Québec et j’ai vérifié discrètement qu’un Cubain décrivant les mêmes symptômes était reçu dans les mêmes dèlais – 24 heures – qui m’avaient été fixés comme étranger.   Les soins reçus étaient de première qualité, tel que l’ont constaté des médecins québécois qui en ont fait le suivi a mon retour.  Cela n’a rien de surprenant, si on comprend que ses ressources médicales, éducatives et d’ingénierie sont pour Cuba UN PRODUIT D’EXPORTATION.  L’apport de Cuba à l’éducation et a la santé du Venezuela ne sont pas sans liens avec le pétrole que Cuba reçoit du gouvernement Chavez.

4.  Il n’y a pas d’itinérants a Cuba.  Cela ne veut pas dire que la question du logement soit résolue: on trouverait preneurs pour 100 000 logements à Cuba et quiconque investirait quelques milliards de dollars à en bâtir ferait une extraordinaire affaire.  Mais  jouer la carte de la solidarité a permis d’éviter le pire: personne ne dort sous les ponts … alors que le pire est la réalité quotidienne dans TOUS les autres pays d’Amérique … incluant depuis la crise financière les USA eux-mêmes où depuis des mois des familles vivent ….dans leur voiture !

5. J’ai déambulé systématiquement dans tous les quartiers de La Havane, non seulement sans être agressé, mais sans même y éprouver la moindre crainte.   Il y a des pickpockets à Cuba et je ne laisserais pas mes valises sans surveillance comme on peut souvent le faire au Japon, mais le crime de violence est rarissime, même si la présence policière est discrète et en fait, invisible.  Pour une comparaison avec le El Salvador, le Mexique ou le Honduras où j’ai aussi résidé, lisez quelques journaux…

La vérité, c’est que les cinq problèmes les plus graves qui confrontent le tiers-monde ont trouvé une solution à Cuba.

Il faut donc remettre en perspective la « pauvreté » de Cuba… Je suis loin d’être convaincu que, connaissant les faits réels, une majorité des latino-américains ne préfèreraient pas une société « a la cubaine » à celle qu’on leur a créée, avec une démocratie qui n’est qu’un leurre, des projets de société qui sont des pièges à cons et une dislocation sociale  qui ne peut qu’aller de mal en pis.   En fermant la porte et des volets sur Cuba, il semble bien que ce soit sa propre turpitude que l’Amérique veuille cacher.

Cuba n’est pas une société idéale; il y manque l’initiative. Mais si l’on considère toutes les variables, il serait plus facile et bien plus rapide de bâtir un monde meilleur en corrigeant les imperfections du modèle cubain qu’en cherchant à rafistoler le nôtre.

Pierre JC Allard


Deux mythes, mon Ti-Loup; pas plus!!!

 

Deux mythes

André Pratte

La Presse

 Publié le 19 février 2011 à 06h00

 Les tenants d’un moratoire sur l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste véhiculent certains mythes que peu de gens contestent. Pourtant, ce n’est pas parce qu’une opinion est répandue qu’elle est fondée.

L’un de ces mythes, c’est que si l’État confie à l’entreprise privée l’exploitation d’une ressource naturelle, cela revient à «brader» cette ressource.

       Bin là, ça dépend. Par contre, selon l’histoire, qui commence avec le fer du Labrador à 1 cent la tonne, le « bradage » est plutôt plus fréquent que la vente à prix « inabordable ».

 Or, une société peut très bien s’enrichir grâce à ses richesses naturelles tout en laissant les risques de l’exploration au privé. L’Alberta est beaucoup plus riche que le Québec (chômage 5,9% contre 7,9%, revenu personnel disponible 39 200$ contre 27 300$); pourtant, le gouvernement albertain ne participe pas au capital des multinationales qui puisent le pétrole et le gaz. On aime bien ici le modèle norvégien, où l’État détient les deux tiers de Statoil. Le Royaume-Uni, lui aussi propriétaire de ressources pétrolières dans la mer du Nord, a privatisé la Britoil en 1988. Cela n’a pas empêché le pays de récolter entre 12 milliards et 20 milliards par an depuis 2005.

       Alors c’est quoi ton problème???

On peut certes souhaiter que l’État soit partenaire des entreprises exploitant nos ressources de gaz et de pétrole; toutefois, il serait préférable que cette participation se fasse au moment où la valeur des gisements est bien connue plutôt qu’à la phase d’exploration, qui comporte d’importants risques financiers.

       Va dire ça à la ministre Normandeau; et si tu rencontres J.C, tu peux lui dire également.

 C’est ce qu’a fait le gouvernement de Terre-Neuve et Labrador en 2008, lorsqu’il a acheté pour 110 millions une participation de 4,9% dans le projet Hebron, opéré par Exxon.

      Conclusion : Les « Newfies » ne sont pas à Terre-Neuve.

     L’hostilité à l’entreprise privée manifestée par les tenants d’un moratoire est déplorable.

     Tu trouves ça, toi!!! C’est peut-être « déplorable » pour la « poche » des intéressés, mais c’est certainement « remarquable » pour la sécurité et la santé de la population.

     Évidemment, lorsqu’on ne pense qu’aux « gros sous » en se disant : « Pas de problème, on  n’aura pas de fracturation en milieu urbain! », le risque est assez difficile à comprendre pour celui qui ne va jamais plus loin que la dernière bouche de métro.

La chef de l’opposition, Pauline Marois, tenait jeudi au sujet de la société Pétrolia, propriétaire des permis d’exploration sur l’Île d’Anticosti, des propos dignes de la gauche radicale: «Il est complètement inadmissible d’enrichir des individus aux dépens d’une collectivité. (C’est risible de la part d’une députée, je suis d’accord.) De plus, qui se cache derrière cette compagnie?» Il fallait y penser: un autre complot ourdi par des capitalistes anonymes et véreux.

     Ton problème c’est que tu considères les autorités gouvernementales comme des  représentants de l’élite intellectuelle de la société. Si tu laisses tomber ton « dogme » élitiste démocratique, tu vas te rendre compte qu’ils sont simplement  tous des « assistés sociaux » très bien rémunérés dont le salaire est complètement disproportionnel à leur quotient intellectuel.

     De plus, ils sont presque continuellement, une menace pour la population, à cause de leur « peu de génie ». Alors ton article, qui veut nous vendre beaucoup plus la fracturation des sols que l’élite sociale, ne tient pas la route jusqu’à maintenant.

L’autre mythe véhiculé dans ce débat veut que si l’exploration et l’exploitation du gaz et du pétrole québécois étaient prises en charge par une société d’État, en l’occurrence Hydro-Québec, l’environnement et les populations locales seraient davantage respectés.

       Ce n’est pas du tout ça qui est le mythe. (T’es pas mal dur de « comprenure », je trouve!)

      Le « Mythe » est plutôt que nous aurions un contrôle plus rapide pour faire cesser une opération qui n’est pas acceptable pour la population mais qui pourrait l’être pour des « chercheurs d’or ».

Or, rien ne démontre que ça serait le cas. (Évidemment, ce dont tu parles n’est pas le vrai mythe en question.) Les écologistes ont souvent dénoncé les projets d’Hydro-Québec (pensons au Suroît, à la ligne Hertel-des Cantons et aujourd’hui, au projet de la Romaine).

       Ne vient pas me dire que ça n’a pas causé des « retards » immédiats??

 La norvégienne Statoil est impliquée dans le développement des sables bitumineux en Alberta et dans celui du gaz de schiste aux États-Unis, deux ressources que plusieurs Québécois maudissent du haut de leur vertu verte.

        Et voilà enfin ce qui te démange!!! La « vertu verte » autre que celle du « dollar-vert ».

       Et oui! Que veux-tu? La verdure ne tient pas seulement à la devise canadienne. Il faut sortir de la ville de temps à autre. Du ciment et de l’asphalte ça ne pousse pas partout!!! C’est même assez nouveau dans l’échelle de l’évolution.

Il n’y a donc pas de modèle idéal d’exploitation des hydrocarbures.

      Conclusion : La « mrd » est acceptable lorsqu’on a pas autre chose à manger.

      « -Servez monsieur, le premier, mademoiselle! Il est l’invité d’honneur.»

 Une chose est sûre, aucune nation n’a levé le nez sur une aussi belle occasion d’enrichissement collectif.

      Voici le résultat d’une occasion d’enrichissement collectif en Alberta, vu de 12,000 pieds d’altitude (donc tu ne vois pas trop les détails laids; ce qui est préférable. ) :

 

 

       Ouais c’est pas mal beau à regarder.

       Heureusement qu’il y a des défenseurs de « l’urbanisme » qui dénoncent les banlieues parce qu’elles « dévorent » les terres agricoles. Regarde une installation pour le gaz de schiste au Québec; et on en veut une à tous les kilomètres. Pas si mal non plus, non? En tous les cas, le rouge des bâtiments ressort bien, non? Ça fait beau!!!

        Bon! Une comme ça, c’est pas si mal; mais une à tous les kilomètres???? 

       Mais tu dois avoir raison au sujet des nations; parce que : regarde en Amazonie, une autre nation qui ne lève pas le nez sur une source d’enrichissement collectif

 

      Ils n’ont pas levé le nez, ils ont levé les pieds! Et ce n’était même pas de l’hydrocarbure; mais ça touchait quand même ce que tu appelles : la « vertu verte ». Non, non; pas celle des billets; l’autre.

      Bon! Ok! Disons les deux!!! 

                                ——————————–

Publié le 21 février 2011 à 07h11

Peu de risques à long terme, dit un géologue de Talisman

Charles Côté

La Presse

«On veut répondre à M. Durand, qui pose d’excellentes questions, parce que les réponses ne se trouvent pas toutes dans la documentation scientifique au Québec», a affirmé M. Chatellier à La Presse.

        (Monsieur Durand est ce professeur de géologie d’université qui a donné son avis sur l’exploitation du gaz de schiste dans l’article précédent.)

Géologue pétrolier depuis 30 ans, M. Chatellier est un spécialiste des failles souterraines et des sédiments, comme le shale d’Utica, qui contient le gisement gazier au Québec. Il est vice-président du comité scientifique de l’Association américaine des géologues pétroliers.

«Le point le plus important est l’imperméabilité de la couche au-dessus de l’Utica, qu’on appelle le shale de Lorraine, dit-il. Il est étanche et ne fracture pas

       Woops! Une info additionnelle très importante.

M. Durand avait affirmé qu’on ne connaissait pas suffisamment le sous-sol québécois pour dire que l’eau souterraine ne pourrait pas être contaminée par l’intermédiaire des failles naturelles.

Au sujet de l’état des connaissances, M. Chatellier ne contredit pas M. Durand. «C’est vrai qu’on ne connaît pas tout, mais on commence à comprendre l’existence de ces zones possibles de migration», dit-il.

        Bon! Si on ne connaît pas tout et que l’on commence à connaître les zones « possibles » de migration, on ne peut pas affirmer que ce shale de Lorraine ne fracture pas. De plus, écoutes ce que tu dis par la suite :

«Il y a quelques grandes failles qu’on connaît et il y a des passages naturels de gaz qui existent aujourd’hui.»

        Donc difficile de défendre ton affirmation que le shale de Lorraine « ne fracture pas ». Il est déjà « fracturé en certains endroits » que tu connais.

«Si on touche une de ces failles en forant, on a un « gas kick » et on doit intervenir très rapidement pour cimenter cet endroit.»

        Ouais; pis après? Qu’est-ce qui va t’arriver si tu crées d’autres « passages naturels » par « fracturation de la shale d’Utica qui n’existent pas encore ?

       Bon peut-être pas à toi, mais à nous? On va avoir des « gas kick » ???

Il y a deux façons d’en savoir plus sur le sous-sol: faire de la sismologie en trois dimensions et faire d’autres forages. Deux entreprises coûteuses que seule l’industrie peut mener à terme.

      Veux-tu dire que la population est coincée???

     Si c’est le cas, tu vas peut-être être obligé de serrer tes outils. Car ce n’est pas une façon susceptible de produire une « acceptabilité sociale » selon notre « expert-conseil » en communication qu’on a vu dans l’article précédent.

Durabilité des puits

M. Durand soulevait aussi des doutes sur la durabilité des puits. Il affirmait qu’ils pouvaient représenter un risque sur un horizon de plusieurs décennies, alors que les entreprises gazières seraient depuis longtemps disparues et leur responsabilité effacée.

À cet égard, M. Chatellier n’offre pas de données précises, bien que des centaines de milliers de puits pétroliers et gaziers aient été abandonnés sur le continent.

Cependant, il affirme que les conditions pouvant entraîner une corrosion ne sont pas réunies dans le sous-sol québécois. «Il n’y a pas d’eau mobile dans l’Utica et le Lorraine, sauf parfois le long de failles, dit-il.

        Moi quand j’entends : « Il n’y a pas …sauf… » Je comprends tout de suite : « qu’il y a… »

       Je me demande bien pourquoi d’ailleurs??

Il n’y pas d’oxygène non plus.

      Je gage 5 00$ qu’il n’y a pas de nuages et de pluie non plus.

 Alors, pour la corrosion, on n’a pas les éléments. Et il n’y pas non plus de sulfure d’hydrogène (H2S), qui est très corrosif.»

       Ça c’est rassurant. Mais s’il y avait, simple supposition ne vous emballez pas; s’il y avait, dis-je, de l’oxygène sans sulfure d’hydrogène, ou même, vice versa; est-ce qu’il y aurait corrosion? Selon votre façon de présenter ce qui précède on peut déduire que la réponse est ; oui.

      Donc s’il n’y a pas : de ce qui est « très corrosif », pourrait-il y avoir : de ce qui est « un peu moins corrosif » mais tout aussi efficace à long terme (qui est le sujet abordé par M. Durand, je vous le rappelle.

      La réponse est évidente : le risque de corrosion serait inévitable.

     Maintenant; supposons le fait qu’il n’y a pas d’éléments corrosifs, du tout, dans le sol. Est-ce qu’il y a, parmi les 632 produits chimiques que vous vous servez pour la fracturation, des produits corrosifs?

     Parce qu’alors, lorsque tout est fracturé, ces produits chimiques corrosifs se retrouvent  dans toutes les « fractures » que vous avez produit.

     Et lorsque la pression est cessée d’être appliquée, les fractures reste pleines de ces produits. Puisqu’il n’y a plus de pression pour l’en faire sortir.

«Il faut que le ciment soit bien fait, dit-il. Si on a du bon ciment, le puits peut rester intègre pendant des décennies.

         Remarquez tout de suite, cher ami, que des « décennies » n’est pas du tout l’échelle de temps dont parlait M. Durand. Êtes-vous certain que c’est à son article que vous voulez répondre???

On a des puits en Alberta qui résistent depuis 80 ans même s’il y a du H2S.»

       Bin là, joual-vert!!! Y’en as-tu ou Y’en as-tu pas du H2S???? Faut te décider.

      À moins qu’on soit encore en train de « parler pour parler »; et dans ce cas, vous seriez mieux d’aller vous assoir à la table de Jeannette Bertrand!!!

     Et si elle est absente de chez elle, rendez-vous jusqu’à l’Assemblée Nationale; on y « converse » beaucoup là-bas.

Enfin, sur un autre sujet de préoccupation de M. Durand, la migration du gaz après la fermeture des puits, M. Chatelier affirme que les quantités seraient négligeables. «On cimente le puits quand il n’y a plus de pression, dit-il. Il n’y a plus de gaz qui va sortir.»

        Ah bon! Donc si je comprends bien tous les dégâts se produise lors de la durée opérationnelle du puits; au moment où il y a de la pression.

        Merci beaucoup pour vos lumières M. Chatelier.

       Et bien! On a maintenant en main toute la panoplie des arguments « pro-gaz de schiste ».

      Et on voit qu’à aucun moment, la sécurité de la population ne fut abordée. On n’invoque que les « gros sous » et on essaie de détruire la crédibilité de l’opposant.

      Reste à savoir comment se comportera notre ancien premier ministre qui a été engagé par l’entreprise qui prône la fracturation des sols. Pourra-t-il colmater les fractures? On verra bien; mais il ne sera certainement pas porté à colmater les factures.

 «  Mais elles sont toute-tites, toute-tites!!! »

 

 Amicalement

                                                                Elie l’Artiste