Tous des pourris. Yves Boisvert prend acte

 http://www.lapresse.ca/debats/chroniques/yves-boisvert/201301/24/01-4614856-le-banditisme-politique.php

Je reviens souvent à Boisvert ? C’est qu’il m’apparait sincère et appelle un chat un chat, quand il est de bon ton de dire chaton, minou, ou que sais-je, pour faire oublier que ces petites bêtes ont des griffes.  Boisvert – voir l’article –  parle de banditisme politique.  Il était temps de le dire: ceux qui nous gouvernent se tiennent généralement en bandes pour se livrer a des actes criminels.  Ils constituent des associations de malfaiteurs. Nous sommes gouvernés par des bandits, au sens étymologique du terme.

Ils  n’ont pas un couteau entre les dents, mais, pour citer Zola, ils sont de ces « corrects bandits modernes, au clair soleil de la bourse, dans la poche du pauvre monde crédule, parmi les effondrements et la mort… »  C’est en plein jour, légalement et donc en toute impunité, que les politiciens, les banquiers et les mafiosi du commerce comme de la violence viennent nous enlever ce qu’ils veulent.  ILS FONT LES LOIS.

Ils nous volent ? Ils nous escroquent ? Ils nous exploitent ?  Affaire de vocabulaire. Ce qui importe, c’est qu’il y a, solidement agrippée comme une sangsue à la société des jocrisses que constituent les pauvres, les faibles et la majorité d’entre nous qui laissons faire, une petite minorité qui se dit une élite et qui ramasse toute la richesse.

Important de le dire. Important de le comprendre. Important de démasquer les bandits.  Ce qui importe encore plus, cependant, c’est de trouver une solution au problème.  Comment fait-on lâcher prise à une sangsue ? Qui aura le courage de le dire? Et  peut-on rêver que, même le sachant, certains auront la détermination de faire ce qui doit être fait ?

Car, ne nous leurrons pas, on ne nous apprend aujourd’hui que les détails. Pour l’essentiel, nous somme nombreux – et j’en suis – qui savons depuis longtemps qu’il en est ainsi.  Nous ne bougeons pas, parce que nous avons peur, et que nous choisissons de croire qu’il existe une justice quelque part qui viendra donner une fin heureuse au film bête et méchant que nous vivons. Il n’y en a pas.

« Ni Dieu, ni Cesar, ni tribun », comme dit la chanson. L’article de Boisvert devrait nous faire réfléchir… et agir.

Pierre JC Allard

 

 

 

 

Une pensée sur “Tous des pourris. Yves Boisvert prend acte

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    27 janvier 2013 à 11 11 35 01351
    Permalink

    « Un hold-up de fonds publics avec de beaux habits. Un banditisme politique organisé.

    Belle gang, y a pas à dire, ça touche au génie, c’est vrai. »
    ***
    C’est la fin de l’article…
    Je n’en reviens pas des « têtes » qui passent.Tous un air angélique… Si la collusion existe, et si nous cherchons un responsable de son existence, C’EST LE SYSTÈME POLITIQUE LUI-MÊME. Car, dans son refus, il pourrait être banni.
    Cette grosse tirelire en forme de système pyramidal nourri tout le monde. Le cochon a plusieurs visages.
    Un commentaire de l’article parlait du travail au noir des citoyens. Comme quoi, la tricherie existe partout. L’argument est assez faible quand on constate que nous payons tous, de par des élus, une grande part qui saupoudre notre richesse sur les uns, desséchant les autres.
    Le petit salarié, lui, le 3% , c’est une somme énorme. Quand on entend parler que certains abaissent leur thermostat en hiver pour survivre à la montée du prix de l’électricité.
    On se croirait dans un vieux roman du Québec de la misère noire où le petit peuple gérait ses morceaux de terre pendant qu’une infime partie était « instruite ».
    La morale et l’éthique ne vont pas de pair avec l’enseignement. Plus de gens « instruits », plus de riches, plus de collusion, et un système parallèle bien en place.
    Les Soprano en version tridimensionnelle.
    Il y a de quoi se révolter.
    La femme d’Anthony Soprano, parlant à son curé, disait:  » Il y a du bon en lui ».
    On a là une parade de bons gars.
    C’est comme le défilé du père Noël, mais c’est nous qui offrons les cadeaux…
    Beau tableau!
    La dernière cenne…

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