VISITE DE COURTOISIE EN TERRE PALESTINIENNE OCCUPÉE ?

ROBERT BIBEAU

Debout sur le tarmac de l’aéroport international Ben-Gourion – de triste mémoire – ébaubi sous un soleil ébaudi, le reporter-figurant de Radio-Canada en Orient sourit de toutes ses dents, à la vue du distingué invité de Bibi Netanyahu, dit «l’Étrangleur de Gaza». Dans les instants qui suivent, monsieur Chartrand, l’envoyé spécial de la télé d’État, rend compte de ce qu’il qualifie d’une visite de courtoisie que consacre Barak Obama à son nouvel ami le Premier ministre éconduit, puis reconduit, «Bibi» l’homme fort du gouvernement israélien.

 

Évidemment, Chartrand n’est pas un fin limier de la politique internationale, même s’il use ses savates depuis longtemps sur les tarmacs. Le Président de la deuxième puissance économique mondiale en sursis et de la première puissance militaire en péril – menacée à tout instant de défaut de paiement, de banqueroute et de mise aux enchères aux plus offrants – n’a tout simplement pas le temps pour les faux fuyants. Si Obama ne cherchait qu’à gratifier les sionistes d’un sourire, il n’aurait pas fait ce voyage et il serait resté sagement à Washington où son entourage grouille d’hystériques sionistes à qui il pouvait sourire tout son saoul. Non, ce personnage important se déplace là-bas pour un motif autrement conséquent, et ce n’est pas non plus pour autoriser aux fous de la centrale militaire-nucléaire de Dimona de lancer seuls une attaque contre l’Iran. La Chine, la première puissance commerciale mondiale ne l’accepterait pas.

 

S’il s’agissait – comme le propose le charlatan et d’autres reporters présents – de réaffirmer l’amour éternel de l’Amérique pour Israël, un appui étatsunien franc et public à la colonisation rampante en Cisjordanie saccagée aurait été mieux avisé que ce voyage inusité. De toute façon, chacun subodore que l’éternité amoureuse entre les deux comparses, a débuté en 1967 et s’« éternisera » jusqu’au moment de la mise au banc des États-Unis d’Amérique. À quoi servirait un parrain américain sans le sou à un ami israélien gobe-sous ?

 

Il faut chercher ailleurs que dans le panégyrique des médias à la solde – dans les textes glanés chez l’État-major du Mossad ou dans ceux des communiqués diffusés par les ateliers de propagande du gouvernement israélien – la cause et les motifs de cette visite diplomatique – sachant que la diplomatie est la poursuite de la guerre par d’autres manières –.

 

À sa descente d’Air Force One, Barak Obama s’attarde longuement devant le nouvel arrivant au gouvernement – le « centriste » Yaïr Lapid – marquant sa préférence outrecuidante pour l’opposant à Bibi le soupirant. Le Premier étatsunien est venu ici appuyer son désir d’en finir avec la fronde du Likoud ; vérifier si son allié nucléarisé est bien fidélisé ; constater l’étendue des dommages collatéraux que lui inflige la Chine, son adversaire ascendant au Levant.

 

Cette région du Proche-Orient doit être remise en ordre de marche – la Turquie intégriste se réconciliée avec son ami sioniste théocratique – avant de pousser plus avant vers l’Iran, le Pakistan, le Turkménistan, le Tadjikistan et au bout de cette route du nouvel oléoduc d’Orient – suintant le carburant – la Chine impériale, déjà première puissance industrielle et commerciale mondiale. Voilà l’un des enjeux de ces jeux de coulisse et de cette visite – la contre-révolution n’est pas un dîner de gala, disait un célèbre penseur chinois.

 

Il y a fort à parier après la nomination de Jim Kerry au Secrétariat d’État et de Chuck Hagel au Secrétariat à la défense nationale – pardon, à l’agression internationale – que la bande des irréductibles à « Bibi » aura intérêt à jeter du lest, ou alors qu’elle se cherche prestement un nouveau commandant ou un nouveau tuteur payant (dollar contre yuan).

 

Prévoyez que sous peu la Cisjordanie déchiquetée puis rapiécée (à peine) sera offerte à Abou Mazen du Fatah et que Gaza l’emmurée sera offerte au Hamas en peine. Si ces deux-là acceptent cette trahison comme transition, le pouvoir sioniste à Jérusalem n’aura plus qu’à contresigner cette paix des adjudants sous les applaudissements de la « communauté internationale » sur les gazons d la Maison Blanche et au suivant… sus à l’Iran en passant par la Syrie qui – malheureusement pour l’OTAN – n’en finit plus d’agoniser et de résister tant et tant aux massacres djihadistes et aux bombes chimiques « humanitaires » – grâce au soutien de l’Iran, de la Russie et de la Chine justement. Le Vent d’Est souffle dorénavant vers l’autre continent.

 

Évidemment, cette machination des grands ne pourra avoir raison de la juste résistance du peuple palestinien que si les factions dominantes en Palestine occupée ont raison des factions d’opposition. Déjà, elles s’agitent dans les fumées du narguilé et ne laisseront certainement pas passer cette occasion de tasser leurs compagnons d’armes. Personnellement, je prendrais le pari que ce complot anti-palestinien ne réussira pas davantage que les précédents.

 

L’État capitaliste monopoliste théocratique israélien doit être abattu pour que naisse de ses cendres et sous la direction du prolétariat un nouvel état laïc, multiethnique, démocratique et socialiste sur l’ensemble des terres libérées du protectorat britannique.

 

VISITEZ LE SITE WEB  http://www.robertbibeau.ca/palestine.html

 

4 pensées sur “VISITE DE COURTOISIE EN TERRE PALESTINIENNE OCCUPÉE ?

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    30 mars 2013 à 15 03 47 03473
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    Si, à l’exception de quelques informations édulcorées d’une presse muselée ménageant la pseudo-« seule démocratie du Moyen-Orient » et son lobby juif national, quelqu’un qui ignore presque tout du drame palestinien, veut aider au mieux les Palestiniens patriotes dès demain matin, il lui faut certes comprendre le présent et le passé plus ou moins lointain. Mais il est avant tout impératif pour lui de connaître avec suffisamment de détails la période Mai 1945-Mai 1949, ou au strict minimum la période Mai 1947-Mai 1948.

    Le propos-clé de l’argumentation fallacieuse des sionistes racistes étant « Par sa résolution 181, l’Onu a décidé le 29 novembre 1947 le partage de la Palestine en deux états ; nous, les Juifs nous avons accepté, mais les Arabes ont refusé ; ils nous ont fait la guerre dès le 15 mai 1948 et nous avons gagné et légitimement gardé les territoires conquis en plus de ce que nous attribuait cette résolution 181 ».

    Il est indispensable de savoir répondre didactiquement à cette bien trop brève présentation très tendancieuse par l’ajout de précisions strictement honnêtes qui permettront de se faire une tout autre idée bien plus objective de la réalité historique des fondements du drame palestinien.

    Pour l’y aider ,que cette personne de bonne volonté lise l’historien américain Arno Mayer d’origine luxembourgeoise et toujours vivant qui a écrit « De leurs socs ils ont forgé des glaives. Histoire critique d’Israël ». Il se dit « Juif non juif », c’est à dire Juif non pratiquant

    Très intéressant aussi le Juif natif de Palestine (1930) Claude Brzozowski qui a écrit « Du foyer national juif à l’état d’Israël. Analyse d’une spoliation ».

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    30 mars 2013 à 19 07 58 03583
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    Un juif qui dit être juif mais non pratiquant cela est une fumisterie – la fumisterie imaginé par Hitler et soutenu par Herzel et les sionistes.

    Juif est le nom d’une religion, pas d’un peuple ni d’une nation ni d’une race

    Les mormons convertissent de par le monde – un hongrois qui se convertit à l’église mormone change – t-il de race de nationalité, d’ethie ??? NON il est un hongrois de religion mormone IDEM pour la religion juive
    Ton gars qui se dit juif non pratiquant c’est comme si moi je te disais que je suis Catholique ATHÉE – Étrange comme les gens ont du mal à comprendre.

    Pour la Résolution de l’ONU elle est ultra vires illégale et illégitime L’ONU n’avait aucun pouvoir et aucun droit de donner la terre d’un peuple à une secte religieuse intégriste.

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    31 mars 2013 à 4 04 23 03233
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    Que ça plaise ou non au plus intelligent des Québécois que j’ai le privilège de lire de temps à autre (pour voir s’il a désormais moins de « mal à comprendre » les autres), un Juif (avec une majuscule selon l’Académie française) est en 2013 pour la planète entière, au moins francophone, quelqu’un qui pense – à raison parfois et souvent à tort – avoir dans le corps, à des pourcentages divers, ce qui pose déjà problème, « du sang », « des gènes » d’Hébreuses éventuellement « pur sucre » (mais pas d’érable) sujettes du roitelet David. Un juif sans majuscule est quelqu’un qui pratique peu ou prou ne des nombreuses versions d’un judaïsme dont il ne connait, peut-être même pas l’historique la fabrication initiale, comme il y a de nombreuses versions du christianise inventé par Shaül de Tarse et de nombreuses versions de l’Islam inventé par un célèbre Muhammad.

    Que ça nous plaise ou non, alors que ce double sens du mot « juif » complique effectivement les choses, sur la planète entière, la majorité des Juifs pratiquant peu ou prou ou pas du tout estiment, souvent à tort, être à des pourcentages divers descendants des Hébreux et plus ou moins héritiers d’une culture qu’ils qualifient de juive, et pas hébreuse ou hébraïque ou même israélite.

    Une minorité votant librement des états déjà membres de l’ONU fin 1947 a inéthiquement et illégitimement donner au fanatique Ben Gourion, « anti-clérical » mais pas athée , la possibilité de prétendre que l’ONU avait voté « un état juif », le reste du texte ne l’engageant en rien à ses yeux. Mais ce n’était pas à une secte, même si le dit Ben Gourion avait pris l’habile précaution de prendre un rabbin dans son proto-gouvernement et trois dans son proto-parlement, alors qu’il assaisonnait de quelques mythes religieux son discours socialiste laïque, y compris dans sa déclaration d’indépendance sosu le portrait de Herzl (sans deuxième e)

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    1 avril 2013 à 17 05 45 04454
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    Je SAIS JE SAIS QUE
    « un Juif (avec une majuscule selon l’Académie française) est en 2013 pour la planète entière, au moins francophone, quelqu’un qui pense – à raison parfois et souvent à tort – avoir dans le corps, à des pourcentages divers, ce qui pose déjà problème, « du sang », « des gènes » d’Hébreuses éventuellement « pur sucre »
    mAIS ce n’est pas une preuve que des millions de gens aient reçu et gobé la propagande NAZI ne justifie pas du tout que l’on doive le répéter et le croire.

    Des gouttes de sangs de David c’est justement ce que Hitler chercait – le fou – dans chacun des individus des camps de concentration et l’immense majorité n’en n’avait aucunement mais les sionistes ont été heureux de cette mystification.
    Nous n’avons pas à prolonger cette foutaise.
    Les descendants de David – pour ce que ca change – sont resté en Palestine et il s’appelle PALESTINIEN et ils ont adoptés la religion islamiste pour la majorité et c’est leur droit.

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