La pilule érectile s’accompagne-t-elle d’une augmentation du pouvoir des femmes?

YSENGRIMUS   Question percussive. Apparue au tournant du siècle, la pilule érectile (type: Viagra, Cialis, Lévitra etc) est indubitablement avec nous pour rester, et elle prend une importance ethnologique de plus en plus déterminante. La révolution des moeurs qu’elle introduit, subrepticement mais sans ambivalence, est aussi cruciale, et, dans un sens, beaucoup plus radicale, que celle que l’on doit à la pilule anticonceptionnelle. Cette dernière, ultime produit d’un phallocratisme en capilotade, séparait la femme de sa fonction de génitrice et la convertissait en atout autonome de plaisir, pour l’homme d’abord, puis, ensuite, la pulsion libératrice de l’évolution sociale aidant, pour la femme elle-même. La pilule érectile sépare l’homme de quelque chose de bien plus enraciné: ses séculaires certitudes génitalistes. La forteresse masculine est ébranlée sous la poussée de nouveaux postulats concernant le flageolement viril et les divers inconforts qu’il engendre. La pilule érectile questionne la masculinité en son épicentre et oblige son chambranlant dépositaire à regarder ses limitations et ses inaptitudes bien en face, puis à se remuer et à agir. Il appert que, pour dissiper son angoisse croissante, homo viris doit effectivement mettre en place une action, un suivi. Il appert aussi que notre bonhomme n’est plus là simplement pour prendre son plaisir de par la femme mais pour servir le plaisir de cette dernière aussi, l’un dans l’autre…

Or, ce point est justement débattu. Dans les rapports de sexage actuels, on accuse effectivement souvent l’usage de la pilule érectile de perpétuer, d’accentuer, de pérenniser le pouvoir (y compris le pouvoir abuseur ou abusif) des hommes sur les femmes (pensons au stéréotype déjà rebattu de la vieille dame exténuée qui ne veut pas que son satyre vermoulu obtienne sa prescription). Si le regard critique, qui anime cette idée d’une corrélation entre utilisation de la pilule érectile et abus de la «chose» chez l’homme, est parfaitement légitime, l’analyse elle-même, sur laquelle repose cette croyance, cloche quand même un peu. En effet, il semble bien que s’y manifeste une présomption faussée de ce qui se passe dans les abysses de la physiologie et de la psychologie masculine, lors de l’absorption d’une pilule érectile. L’erreur présomptive la plus commune ici est de confondre cette médication avec un aphrodisiaque, ce qu’elle n’est aucunement. Disons la chose comme elle est. La dureté artificielle de l’organe a un coût physiologique dont on parle moins dans les pubes: sa nette et indubitable insensibilisation. La virilité manufacturée se paye du prix d’une perte de l’intégralité physique de l’extase orgastique masculin. Donnant, donnant… Tant et tant que, jouir ou faire jouir, voilà finalement la question fondamentale qui se profile. Et comme on ne peut pas feindre une érection et une éjaculation masculines (alors qu’on peut parfaitement feindre un orgasme féminin), cette question devient vite une hantise lancinante pour notre homme, séculairement hypergénitaliste. On notera le triste corollaire ici: tout cela ne va rien arranger pour une remise en question du vieux préjugé cultivant la confusion brouillonne entre orgasme masculin et simple éjaculation, mais bon, l’ère de l’épanouissement sexuel exclusif de l’homme touche son crépuscule, cela a ses petite contraintes, que voulez-vous. Je défends ouvertement ici l’idée que la pilule érectile procède, en fait, d’une augmentation du pouvoir des femmes sur leur vie, dans leurs rapports avec les hommes, dans l’espace du sexage et de la séduction. J’irai même jusqu’à dire que la pilule érectile n’a pu apparaître et se répandre mondialement si rapidement qu’en vertu du pouvoir actuel des femmes sur leurs propres pratiques sexuelles. Je commencerai par faire une toute petite observation qui est loin de manquer de charme autocritique déjà: cette fois-ci, c’est l’homme qui doit prendre une pilule

Reportons nous d’abord aux temps, désormais quasi-immémoriaux, où les dysfonctions érectiles ne faisaient pas l’objet d’un traitement au moyen d’une médication. Inutile de dire qu’elles ne faisaient pas l’objet d’une conscience bien précise non plus. On les occultait massivement et, quand il n’était vraiment plus possible de faire autrement, on les conceptualisait sous une notion aussi vieillotte que rigolote: celle d’impuissance. Quand je pense à cette vieille notion, sacralisante, ontologisante et stigmatisante, d’impuissance, il me revient le tendre souvenir de l’acteur cinématographique Clark Gable (1901-1960). Cette figure culturelle, symbole au siècle dernier, s’il en fut un, de la masculinité flamboyante, était, aux dire de son épouse du temps, parait-il, un impuissant. La notion semble alors porter une sorte de vigueur iconoclaste, doublée d’une critique fondamentale de l’homme, et parait le frapper en l’épicentre de sa mythologie phallocrate. Mais, hélas, cette critique tombait vite court. Le fait est que, si l’épouse de Clark Gable pouvait déjà se permettre de critiquer ouvertement, au sein des réseaux mondains du temps, les capacités sexuelles de son illustre mari, dans le traintrain usuel des couples ordinaires, la situation était toute autre. On assistait en fait, bien plus souvent qu’autrement, à la mise en place de la vieille posture contrite du roy privé d’héritier, et l’absence d’ardeur sexuelle de l’homme faisait souvent une accusée qu’on n’attendrait plus guère aujourd’hui: sa femme. Si un homme ne bandait pas, autrefois, c’était la faute à sa copine et c’est elle qui intériorisait la culpabilisation «inhérente» à la chose. Pas assez séduisante, pas assez engageante, pas assez perverse, pas assez salace, pas assez imaginative, pas assez constante, pas assez patata, pas assez patati. Je n’ai pas besoin de m’étendre, c’est le cas de le dire, sur la question. On voit bien le tableau. Alors qu’au jour d’aujourd’hui, quand un homme ne bande pas, bien, c’est son problème, son petit problème personnel, individuel, exclusif et privé et, comme pour une surdité naissante, une verrue encombrante ou une cheville arthritique, eh bien, qu’il voie son médecin (ou son dealer)

Maintenant, si vous me permettez, on va s’autoriser un petit détour qui nous fera furtivement passer par les aventures intimes d’un jeune couple de ma connaissance et que nous nommerons, pour ne pas les offusquer ni les trahir, Duncan et Roberta. Dans le vestiaire de la salle d’arme médiévale, un beau jour, comme ça, au beau milieu de tout et de rien, Duncan s’exclame à la cantonade: Finalement, qu’est-ce que c’est donc qu’une vergeture?. Aucun des spadassins ne sait exactement de quoi il s’agit, en fait. Ce sont donc les spadassines, fort informées, quand à elles, sur la question, qui se chargent d’expliquer au bouillant Duncan ce que c’est qu’une vergeture. Pressé de questions par les épéistes des deux sexes, Duncan se met ensuite à nous raconter, tout triste, que son amie de cœur Roberta a terriblement peur qu’il soit révulsé par des vergetures qu’elle aurait, selon ses dires propres, en stries sur les pourtours des fesses et dont, de fait, Duncan n’arrive même pas à commencer de conceptualiser l’existence. Malentendu classique. Le détour à travers l’aventure des vergetures de la douce Roberta, indétectables par le sémillant Duncan, force ici une observation de portée générale: c’est un trait éminemment féminin que de cacher chafouinement certaines particularités de son anatomie et de s’angoisser outre mesure de l’opinion éventuelle du partenaire intime sur ces dernières. Encore une fois, je n’ai pas besoin d’épiloguer. Bien des lampes d’alcôve soigneusement éteintes s’expliquent par ce simple petit aphorisme. Or, cette angoisse de la caractéristique corporelle honnie et cachée, qui était si étrangère à l’homme jadis, ne l’est plus totalement aujourd’hui. Car, voyez-vous, comme il ne peut ni dissimuler son absence d’érection ni en feindre une, il cache au moins une chose jalousement à sa partenaire et c’est justement l’absorption de la pilule érectile aux fins du retour imparable de ladite érection. Cette angoisse du paraître devient ensuite une peur panique ouverte quand le tourment masculin entre dans l’espace ancien, trouble et tempétueux de la compétition amoureuse. S’être inquiété du compétiteur séducteur qui est jeune, qui a des cheveux, qui cuisine, qui a une jolie voiture ou des lettres ou du prestige social, ce n’est rien, infinitésimalement rien, aux vues de l’homme, s’il faut maintenant craindre l’epsilon sans avantages particuliers qui loge au palier, tout simplement parce que, lui, il bande… Pour la première fois de son existence ethnoculturelle, l’homme se tourmente intérieurement, se torture en continu, en se disant que, libre, plus que jamais historiquement, de sélectionner ses partenaires comme bon lui semble, sa conjointe pourrait tout simplement choisir un autre homme, plus à la hauteur sexuellement, si des carences «primordiales» (aux vues de l’homme, sa génitalité restant le soliveau essentialiste de toute existence en sexage) ne sont pas corrigée d’urgence, par l’intervention chimique appropriée…

La conclusion est ici imparable. Désormais l’homme intériorise et magnifie des responsabilités, des peurs, des angoisses, un cadre de pensée qui étaient jadis des apanages exclusivement féminins. Si l’homme de ce siècle-ci commence à vivre des inquiétudes et des états d’âmes semblables à ceux d’une femme du siècle dernier, il n’y a pas de chanson à se chanter, c’est que son pouvoir s’étiole. La pilule érectile n’augmente pas obligatoirement, comme mécaniquement, le pouvoir des femmes. Il faut, de fait, inverser cette équation. C’est finalement plutôt l’augmentation du pouvoir et de la liberté sexuelle des femmes, survenue d’autre part –indépendamment- dans la vie sociale et la lutte pour les droits, qui rend possible, puis obligatoire, puis parfaitement ordinaire, aux tréfonds des replis physiologiques et mentaux de l’homme, la généralisation fulgurante de la toute aliénante pilule érectile.

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Ysengrimus

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10 pensées sur “La pilule érectile s’accompagne-t-elle d’une augmentation du pouvoir des femmes?

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    6 novembre 2015 à 9 09 59 115911
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    Il y a aussi le fait qu’aujourd’hui, les hommes sont plus que jamais soumis à une pression qui est celle du jeunisme : il faut être jeune, beau et dynamique LONGTEMPS, le plus possible, sous peine d’être VIRÉ par les médias, la pub, ton boss, et les plus jeunes… Malgré l’âge, il faut occuper la place du dominant, sous peine d’être recalé. Même les seniors ont l’air jeune, dans leurs pubs, entre le gazon tondu et le golden-retriever qui sourit de toutes ses babines dev
    À mon petit avis, il se cache aussi, là-derrière, une contrainte… qui vient des hommes eux-mêmes.

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    20 septembre 2019 à 16 04 46 09469
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    Excellent ! Qui d’autre que ce sacré Ysengrimus est capable de nous brosser un portrait aussi juste et parlant de ces nouveaux rapports hommes-femmes à travers cet exemple édifiant de la satanée pilule bleue !:)) Je félicite l’auteur de ce billet en tous cas pour nous ouvrir les yeux aussi brillamment sur ce présent, mais aussi et surtout ce futur très incertain qui menace l’intégrité sexuelle des nouvelles générations j’irais jusqu’à dire !

    Mon postulat à moi en tous cas à toujours été de dire et en connaissance de cause, que le machisme, la phallocratie et la  »virilité », n’ont jamais été l’unique invention des hommes ! oh que non ! Nul besoin de travaux d’ethnologues, anthropologues, et autres psychologues…etc pour savoir qu’une bonne partie des femmes, les amantes autant que les concubines et même les mères, de tout temps et partout sur la planète, ont toujours cultivé plus que leurs hommes cette obsession pour la virilité, consciemment ou pas, et pour toutes sortes de raisons dont la moindre à toujours été de  »prouver, préserver ou compléter l’amour entre conjoints » et que désormais, la science complexe et avancée qui étudie  »l’animal homme » d’aujourd’hui nous informe que les femmes, femelles qu’on le veuille ou non, ont été programmées de tout temps pour rechercher et traquer le mâle Alpha ! le meneur, le plus accompli, le plus performant autant que possible !

    Curieusement, et à la défense des hommes pour une fois, je dirais que ce ne sont pas les  »salopes » et les prostituées d’hier et d’aujourd’hui qui soient les plus exigeantes ou les plus  »injustes’, à leur égard en matière de cul! car il s’est avéré, et de tous temps d’ailleurs, que ces femmes  »objet » soient celles qui ont le plus compris ces hommes égarés ! ces hommes en manque d’affection surtout, et ces hommes épaves je dirais…. comme le disent si bien les paroles d’une certaine de chanson de Patricia Kaas  »les hommes qui passent, maman », et comme l’a dit Edith Piaf avant elle, et bien d’autres dans beaucoup de cultures !

    Et donc si la science pour sa part, contribue à sa manière académique et mesurée de nous éclairer sur notre nature sans pour autant réussir à en percer tous les mystères, il demeure que… la pornographie, cet  »aboutissement » déviant, mental et social encore tabou, d’une humanité pas toujours comprise et assumée, est venue trahir ce qu’on a longtemps craint et cherché à occulter : nos pulsions bestiales pour une sexualité mécanique, pleine et orgasmique, dénuée de sentiments, de liens sociaux ou d’amour…ou de vaincs vœux de fidélité entre conjoints…comme ultime  »libération »,  »délivrance » et saint graal qui culmine au sommet de nos esprits tordus à un moment ou un autre de nos vies, de nos cheminements, sans égard à l’âge, l’expérience ou la  »maturité » de nos personnes !

    Bref, on nous dit que la sexualité est un  »besoin » essentiel parmi d’autres… pour l’émancipation et l’équilibre nous dit-on…, autant que le serait la nourriture et l’oxygène qu’on respire, mais ce qu’on ne nous dit toujours pas, est que c’est aussi un piège et une trappe à cons pour ceux et celles croient remédier à leurs dysfonctionnements affectifs et mentaux et cherchent à les combler avec du cul et de la gymnastique qui va parfois aussi loin que provoquer de la souffrance, de l’humiliation, et de la dépendance auxquels je ne trouve rien de particulièrement reluisant ou  »d’émancipant » ! Et donc en plus de perpétuer ce culte de la femme objet en apparence, ou dans les faits, nous en sommes à un stade ou certains ont choisi de fuir et bannir les femmes, d’autres à leur ressembler et les imiter au point de confondre ces pauvres femmes, et d’autres à en devenir des objets en ce qui est des hommes…. et en ce qui est des femmes, de soit, fuir les hommes, les avilir ou les utiliser dans ce jeu de prédation qui en dit long sur ces rapports de domination qui nous habitent et nous obsèdent tous sans exception!

    Enfin, je dirais aux hommes autant qu’aux femmes mal dans leur tête de notre époque, détrompez vous messieurs dames, nous savons tous que la pilule n’est pas une victoire ni une avancée fulgurante en soi, elle n’est qu’une autre étape de notre déshumanisation, car l’intelligence artificielle conjuguée à nos faiblesses…. et autres lâchetés nous promettent bien plus ; des corps virtuels ou peut-être synthétiques sur mesure pour combler nos pulsions enfouies, et nous servir d’immortels baiseurs et baiseuses de tous poils activé(és) par un simple bouton !:))

    Et encore une fois, c’est ma sacrée et salace nounou-grand-mère disparue depuis, hélas, et sans chercher à lui donner raison sur l’aspect théologique de la chose, qui avait raison lorsqu’elle disait en bonne croyante en ses convictions et principes :  »quand les humains ont le ventre plein, il cherchent à défier le bon dieu en baissant leur pantalon et commettre des péchés inimaginables, qu’Allah nous en preserve » :))) …elle avait en tous cas la bonne formule pour résumer des millénaires d’existence : l’humain est et sera toujours l’esclave de sa libido ! tant mieux si certains y trouvent leur compte..et tampis pour les autres !

    Et pour vous Ysengrimus, une petite dédicace sur mon propos, les paroles de la chanson de Kaas, et le lien sur youtube : https://www.youtube.com/watch?v=hmybNk0TORQ

    Les hommes qui passent Maman
    M’envoient toujours des cartes postales
    Des Bahamas Maman
    Les hommes qui passent tout l’temps
    Sont musiciens artistes peintres
    Ou comédiens souvent

    Les hommes qui passent Maman
    M’offrent toujours une jolie chambre
    Avec terrasse Maman
    Les hommes qui passent je sens
    Qu’ils ont le coeur à marée basse
    Des envies d’océan

    Les hommes qui passent pourtant
    Qu’est-ce que j’aimerais en voler un
    Pour un mois pour un an
    Les hommes qui passent Maman
    Ne m’donnent jamais rien que d’l’argent

    Les hommes qui passent Maman
    Leurs nuits d’amour sont des étoiles
    Qui laissent des traces Maman
    Les hommes qui passent violents
    Sont toujours ceux qui ont gardé
    Un coeur d’enfant perdant

    Les hommes qui passent pourtant
    Qu’est-ce que j’aimerais en voler un
    Pour un mois pour un an
    Les hommes qui passent Maman
    Ne m’donnent jamais rien que d’l’argent

    Les hommes qui passent Maman
    Ont des sourires qui sont un peu
    Comme des grimaces Maman
    Les hommes qui passent troublants
    Me laissent toujours avec mes rêves
    Et mes angoisses d’avant

    Les hommes qui passent pourtant
    Qu’est-ce que j’aimerais en voler un
    Pour un mois pour un an
    Les hommes qui passent Maman
    Ne m’donnent jamais rien que d’l’argent

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    21 septembre 2019 à 3 03 19 09199
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    Et j’ai omis de dire que si les femmes ont été programmées par la matrice naturelle pour tendre vers le mâle Alpha, et pas seulement pour se reproduire mais pour jouir, à l’encontre de leur nature sentimentale et généreuse, malgré elles, et dans leur chimie corporelle, et que la science tente d’expliquer par leur besoin d’assurance, de sélection, de plénitude, les hommes eux, ont été programmés pour être des mâles reproducteurs, des semenciers et des éjaculateurs précoces surtout par définition! malgré toute la frime et l’exhibitionnisme de leurs corps virils…! et malgré la pornographie qui cherche à mettre en valeur le contraire ! On peut même etayer l’hypothèse solide que les hommes en réalité, passé les vingtaines deviennent des mâles beaucoup moins performants et plus sentimentaux et émotifs surtout, et ceux qui continuent de multiplier les conquêtes en tout cas ne le font que par dépit ou par désespoir, autant que ceux qui vieillissent et tournent mal et recherchent les conquêtes beaucoup plus jeunes ! les hommes serait-ils donc  »ménopausés » à un âge plus précoce que les femmes ? et ce, bien que leurs fonctions reproductrices et sexuelles restent fonctionnelles longtemps, il est permis de le croire en fait, car les longues nuits de la passion ou ils pouvaient performer jusqu’au petit matin… de leur jeunesse… disparaît subitement et totalement ! et il est permis de croire les femmes d’hier plus prudes et moins regardantes de ces aspects sont justement entrain de changer d’avis avec les nouvelles générations ! Alors en effet, bon courage à ces hommes hyper-sexualisés et jeunes qu’on tente de convertir plastiquement et psychologiquement en étalons et machines à donner des orgasmes ! la pilule bleue abusée par ceux qui n’on en pas besoin en est une preuve parmi d’autres, et il est fort à parier que demain on fera des pilules encore plus précises et performantes ! et donc devant ce tout nouveau portrait social en devenir, en ce 21ème siècle, les hommes découvrent avec stupeur qu’ils n’ont été, et ne sont en réalité que les serviteurs sexuels de ces dames, un peu comme les abeilles mâles servent la reine de la ruche, les sujets et objets négligeables de sa majesté la reine féconde qui décide quand elle veut s’accoupler ou baiser !:))) et c’est pas tout ! le fait est qu’aujourd’hui, il n’y a plus que les femmes qui soient à la chasse du mâle Alpha ! les homosexuels et les LGBT orientés mâles le sont tout autant ! ça devient la perle rare tout d’un coup ! le saint graal, et tampis pour ces millions de mecs qui ne le soient pas ! une évolution choquante est le moindre qu’on puisse en dire ! surtout qu’on tente de contaminer, inciter et conquérir nos ados et nos enfants avec ces nouveaux concepts :  »hétéro actifs, bi ou homo actifs et passifs, ouvert sur le même sexe ou sur les transgenre, domination, sado-maso,…etc » la palette est ultra variée, le buffet est ouvert, tout est  »Halal », tout est  »Cacher », sauf lorsqu’on parle de filles, c’est légèrement différend, comme une ligne rouge à ne pas franchir, on veut qu’elle vive pleinement sa féminité, qu’on ne porte nullement atteinte à ses droits et au diable les garçons…! j’avoue que ces codes sociaux nouveaux de cette  »transition » civilisationnelle me laissent perplexe ! il y a définitivement plusieurs choses qui tournent pas rond là-dedans !

    Ce revers socio-anthropologique et civilisationnel n’en est qu’à ses débuts, c’est la religion en fait qui a maintenu l’ordre sexuel à l’envers pour des siècles et des millénaires, c’est elle qui a donné le pouvoir aux hommes, et c’est elle qui leur a évité  »l’humiliation » on dirait ! on attendant, on improvise et on tatonne, on a la tête dans le cul, et on espère que les choses  »rentrent dans l’ordre », …. le sexe pur à pris un tel pouvoir sur nos sociétés de consommation que les  »institutions » suivent, et érigent des lois, des conventions et des comportements incompréhensibles pour la majorité d’entre nous ! comme ces lois sexistes à l’école, au travail et au foyer, ou les nouvelles règles et dispositions LGBT, ou comme le fait de criminaliser les  »clients » qui ont recours aux  »prostitué(e)s » et pas ces dernièr(e)s ! Bref, les hommes  »impuissants », ou sexuellement inaptes, et dont la médecine autant que le viagra ne peut plus rien, soient déclarés presque  »handicapés » et reconnu en tant que tels ! et le monde à d’ailleurs déjà commencé à subventionner et leur reconnaître ces  »handicaps », à travers ces nouvelles chartes médicales qui autorisent le changement de sexe, les traitements hormonaux, les chirurgies génitales esthétiques ou réparatrices et autres trouvailles qui s’accommodent parfaitement avec ce nouveau pseudo pouvoir adjugé aux femmes !

    Jadis, dans la société arabe, musulmane et  »conservatrice » dans laquelle j’ai grandi, les femmes avaient leurs codes pour parler des hommes…et lorsqu’une jeune mariée ou une femme de tout âge demandait le divorce pour des raisons sexuelles, on parlait  »d’homme incomplet », ou  »d’homme qui fait défaut », elle se présentait devant le juge qui tentait une reconciliation et un délais pour le pauvre bougre, et devant l’insistance de cette dernière, et confronté au texte juridique musulman, s’il était juste, il prononçait le divorce sans plus tarder, et ce n’était pas aussi humiliant que çca le serait aujourd’hui pour le bonhomme, bref, tout le monde s’en accommodait et on en faisait pas la mer à boire ! Aujourd’hui, la pression moderne sur les hommes est telle que les femmes n’osent plus en faire la demande avec le même argument franc et sincère, elles inventent d’autres raisons, elles accusent le mari de violence ou de négligence, bref, malheur à celui dont la femme confronte avec les problèmes sexuels et que ça s’ébruite autour ! des émissions radios font fureur depuis les 30 dernières années ou des milliers de femmes avec des pseudo anonymes racontent leurs  »calvaires » sexuels à l’animateur vedette devenu mythique depuis ! elles n’ont pourtant aucun frein à pouvoir divorcer, et le font de toute manière beaucoup plus qu’avant, sauf celles encore dépendantes économiquement et même à ça, c’est poubelle ! on parle ici de femmes honnêtes et sincères, et pas de celles qui trompent leurs maris au point qu’il est permis de croire qu’elles soient plus nombreuses qu’en occident ! culture de consommation oblige ! le chauffeur de taxi qui découvre à 50 ans qu’aucun de ses enfants n’est de lui et qu’il a toujours été stérile, le jeune qui découvre sa bien aimée au lit dans une piaule ou dans le foyer familial, le vendeur ambulant qui raconte l’histoire de l’adultère de sa femme sur youtube, il y’en a des tonnes comme ça ! monde arabo-musulman vous dites ? mon œil ! d’aussi loin que je me souvienne, les nanas mariées qui se tapent le voisin ou le collègue ou même qu’on découvre étant mariée à plus d’un homme, c’est quasiment banal dans certains milieux populaires, sous-éduqués et même  »islamisés’, en apparence ! Voile ou pas, ça baise fort et ça consomme du cul que la  »débauche occidentale » parait comme de la petite bière à côté ! et c’est pourquoi l’education est la clé du véritable équilibre entre hommes et femmes surtout à cette époque ! car lorsque vous lâchez dans la nature quantité d’enfants indésirables comme on fait dans nos pays, sans education, sans espoir et sans repères, attendez vous à transformer certaines femmes en monstres pour qui rien ne compte plus dans ce monde sauf l’argent et le sexe ! et c’est hélas le cas dans les pays arabes en tous cas !

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    21 septembre 2019 à 15 03 16 09169
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    A la question donc : La pilule érectile s’accompagne-t-elle d’une augmentation du pouvoir des femmes? mon humble avis et conclusion là-dessus est que si l’on parle du pouvoir sexuel, les femmes n’ont en jamais eu besoin, elles l’ont toujours pleinement exercé en dépit de siècles de bradage de la femme, étant l’unique pouvoir dont elles disposaient d’ailleurs, ni qu’elles ont l’intention de s’en départir maintenant que les choses vont mieux pour elles ! Aujourd’hui les femmes choisissent leurs partenaires et leurs mari ou conjoints ou amants sur les critères du mâle Alpha, et rejettent les autres, sans rancune, bien qu’il y ait de plus en plus de femmes  »méchantes et machistes » aussi sur ce sujet, et c’est cette théorie du machisme féminin qui a apparu depuis la libération sexuelle en fait, il y a 50 ans qui le prouve, car ce machisme féminin commence très tôt depuis l’école secondaire on dirait, lorsque les garçons sont triés entre filles en fonction de leurs attributs et capacités, on se les tape aussi jeunes, on se raconte ensuite si c’était un bon coup, on leur taille des réputations parmi les mecs aussi du fait du bouche à oreille, et on imprime le pas pour que ce système se perpétue à l’université, dans le milieu du travail et ailleurs dans les milieux sociaux ou mondains et sportifs ! Les Mecs sont observé à la loupe, triés, parfois essayés, boostant et favorisant du coup la culture du harcèlement sexuel dont sont victimes beaucoup plus de garçons et d’hommes qu’on ne le croit, une culture de en phase avec notre époque je dirais…et bien que c’est pas toutes les femmes qui adhèrent ou valident ce genre de culture, il n’en demeure pas moins qu’elle soit devenue inévitable, et si la nature et la prédisposition génétique n’a pas fait de vous le mâle Alpha…en plus d’avoir d’autres qualités sociales de  »baiseur en série », ça se saura très vite, très tôt, et ça déterminera plus ou moins votre parcours et  »combat » d’homme pour exister ! aussi cynique et cru que ça puisse sonner à nos oreilles !

    Si on parle par contre du pouvoir économique et social, oui et non, la pilule bleue autant que la pilule de la contraception s’inscrivent dans la même logique de reprise du pouvoir, la première même si tardive, vient confirmer le pouvoir sexuel des femmes largement dominant sur celui des hommes, et la seconde, plus précoce, leur pouvoir social et économique à pouvoir gérer et contrôler leurs vies. d’autant que ce pouvoir économique et social des femmes s’accompagne de mesures radicales instaurés par des féministes radicales, qui sont en fait des révolutionnaires sans états d’âmes ni scrupules, décidées à reprendre le pouvoir coûte que coûte, et qui n’hésitent plus à  »tricher » pour reprendre ce pouvoir ! et c’est effectivement le cas de plus en plus un peu partout dans le monde, bien que beaucoup trop de femmes en soient encore aux prises avec l’ancien système patriarcal et masculin phallocrate. Bref, si la révolution féministe à toujours visé la réappropriation des droits et de la dignité des femmes dans son essence, son aile radicale est plutôt celle qui ne s’en est jamais accommodé ou satisfait ! elle vise plutôt le déséquilibre, le  »Putsch » total et entier, le changement de régime politique radical sur une base sexiste et feminine ! et rien de moins ! ne nous le cachons pas ! on ne parle pas que de  »bourgeoises » ou néo bourgeoises, et autres m’a tu vu du microcosme élitiste féministe qui travaille fort avec la complicité et la duplicité du système capitaliste hégémonique et ses médias main stream, on parle carrément de femmes narcissiques et sociopathes pour qui le pouvoir économique entier et total est aussi essentiel que salutaire pour  »terrasser l’ennemi masculin », lui couper les couilles, le faire ramper et parfois le ruiner quand c’est lui qui dispose du pouvoir financier en tous cas!

    Je suis très heureux d’avoir vécu ma vie entre-temps ! lors de cette transition qui prend des allures d’apocalypse et qu’on ne sait pas trop quoi sur quoi elle va déboucher ! j’ai parfois l’impression que le futur sera aussi fait d’hommes objets, dénudés pour la galerie, moqués, indigents, réduits à des considérations mesquines physiques ou psychologiques tout comme l’homme à tenté de faire subir aux femmes et sans que je trouve que ce choix là était juste ou acceptable d’aucune manière ! sauf que ce retour de manivelle à l’encontre des hommes s’accompagne déjà maintenant de phénomènes socialement terribles, et d’un coût social qui dépasse toutes les speculations et attentes, et je ne le répéterai pas assez, si cela devait continuer sur ce rythme, il est à craindre que tout le charme des relations hommes-femmes, la passion, l’amour, qu’on a connu, disparaissent pour de bon !

    Les femmes en tous cas, et heureusement, sont à l’heure qu’il est soumises au mêmes dilemmes, confrontées aux mêmes démons, et elles se posent les mêmes questions ! que voulons faire de notre monde ? un lieu de partage équitable, social et harmonieux, ou un chaos monstrueux ou il n’y a plus de place pour l’humain en nous ? Certaines, même en étant parfaitement conscientes de leurs choix et tendances à se choisir des mâles Alpha, le paient cher, très cher et ça se sait ! des femmes brillantes qui s’amourachent de bêtes Alpha qui les baisent bien, au point d’abandonner carrière, status, famille et autres ressources essentielles l’ont constaté et continuent de le faire aujourd’hui ! tout comme ces millions de femmes qui n’échappent pas aux dépendances sexuelles, celles de la drogue, ou celles de la drogue argent ! bref, je suis pourtant optimiste de nature, et je crois que ce pouvoir rendu aux femmes est aussi essentiel que salutaire à travers l’éducation, l’égalité des chances, et une émancipation sexuelle raisonnable qui les aide à restaurer un équilibre sain et sage pour les futures générations !

    il y a lieu en tous cas de blâmer notre génération enfin ! nous n’avons pas facilité cette transition, et nous sommes responsables de beaucoup d’anomalies sociales et sexuelles qui affectent cette transition ! nous avons cru que la libération sexuelle c’est de détruire l’humain en nous, ou rompre avec nos obligations sociales, nous avons érigé le célibat en solution et mauvais exemple pour nos enfants, et nous avons surtout refusé d’admettre que vieillissons et qu’il n’y a rien de tragique ou mauvais là-dedans !

    Espérons donc que ce sont les femmes qui puissent remettre les pendules à l’heure, permettre aux choses de rentrer dans l’ordre et nous sortir de ce merdier ! le sexe doit absolument retrouver sa place naturelle et sociale au lieu de nous déchirer et nous détruire comme il le fait maintenant ! le sexe est censé être un jeu agréable, une soupape et une bouée de sauvetage, un aboutissement qui se fasse dans le respect les uns des autres, et un fruit qui mûrit avec l’âge et nos obligations sociales ! et non ce monstre mécanique, aveugle, impitoyable, insensé, douloureux et humiliant qui oeuvre pour la prise de contrôle de nos narcissismes et autres folies qui visent à nous faire la guerre et nous détruire comme maintenant !

    Ceci dit, je décampe, c’est promis ! :))) il fallait bien que j’exprime un avis là-dessus, et je crois que j’ai exprimé le mien presque en entier en tous cas ! :))) Merci de me l’avoir permis en tous cas !

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    21 septembre 2019 à 15 03 55 09559
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    @ tous

    Pour nous matérialiste dialectique marxiste la relation (l’embrayage) sociale (les rapports de production disait Marx) va toujours de la nécessité matérielle (du besoin), vers sa satisfaction pratique (technique, scientifique, pharmacologique, psychologique, psychosomatique etc.).

    Il en va ainsi aussi bien en terme de production de marchandises que de satisfaction des nécessités-besoins pour la reproduction de l’espèce

    Je commenterai deux phrases glaner ci-haut :  » La révolution des moeurs qu’elle introduit (la pilule bleu-Viagra) , subrepticement mais sans ambivalence, est aussi cruciale, et, dans un sens, beaucoup plus radicale, que celle que l’on doit à la pilule anticonceptionnelle.  » ET AUSSI : « les femmes ont été programmées par la matrice naturelle pour tendre vers le mâle Alpha, et pas seulement pour se reproduire mais pour jouir, à l’encontre de leur nature sentimentale et généreuse… »

    1) Pour la première phrase je dirais – que c’est la nécessité qui a porté les compagnies pharmaceutiques à développer cette pilule qui à mon avis N’INTRODUIT PAS UNE RÉVOLUTION DANS LES MOEURS mais répond plutôt à un changement déjà en cours dans les moeurs. A) Tout a commencé avec la nécessité de libérer la femme des contraintes de la reproduction qui lui rendait difficile l’accès à l’exploitation salariée. B) La pilule contraceptive + l’avortement sur demande + des mesures de soutien à « l’élevage » des enfants – garderies – congé de maternité ET de paternité + propagande médiatique poussant l’homme a partager le fardeau de « L’élevage » des enfants + la propagande féministe pour la libéralisation des moeurs sexuelles allant jusqu’à prétendre que l’objet de la relation sexuelle n’est pas la reproduction de l’espèce mais la jouissance narcissique phallique et clitoridienne pour les partenaires quelques soient la composition du mixage (féminin, masculin, transsexuelle – transgénique – zombie – animal (:-))

    2) Ce qui m’amène à la deuxième phrase NON les femmes n’ont pas été programmée pour jouir narcissiquement. La nature a programmé L’HOMME ET LA FEMME sexuellement pour se reproduire = pour reproduire L’ESPÈCE COMME pour toute autre espèce animale. Le coit clitoridien n’est qu’une récompense que la nature a prévu afin d’inciter l’animal humain à pratiquer l’échange sexuel POUR LA REPRODUCTION.

    3) La séparation-émancipation du coit-orgasmique et de l’éjaculation reproductive visait à permettre la continuation de ces fonctions de reproduction – sans nuire à la nécessité pour la moitié de la force de travail humain de s’enrôler comme main-d’oeuvre à exploiter (ce que les féministes petites-bourgeoises appellent l’émancipation de la femme – esclave salariée). Ce changement a nécessité une transformation des pratiques de l’acte sexuel chez l’homme = le Viagra étant la réponse masculine aux nouvelles sollicitations-situations imposées à la femme que la pilule et l’avortement sur demande permettaient à la femme salariée émancipée (sic).

    4) Pour conclure, toute cette problématique sociale (sexuelle) visant à répondre aux besoins-nécessités de la valorisation du capital par la libération des forces productives féminines, afin de les lancer en concurrence, contre les forces productives masculines n’a rien à voir avec la question de POUVOIR sexuel, ou autre, d’une moitié sexuel des salariés contre l’autre moitié sexuel des salariés MAIS a tout à voir avec les conditions d’exploitation de la force de travail salarié (masculine comme féminine, homosexuel, transgenre – LGBTQ etc.)

    5) La source du pouvoir social dans nos sociétés capitalistes réside dans la propriété sociale des moyens de production et d’échanges et jamais dans les rapports sexuels, de genre, ou d’idéologie, ou de capacité physique ou autre.

    Nous y reviendrons prochainement

    Robert Bibeau

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      22 septembre 2019 à 4 04 18 09189
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      Si l’invention de l’étrier a pu provoquer une révolution des techniques de guerre, je ne vois pas pourquoi l’invention de la pilule érectile ne pourrait pas révolutionner les conditions amoureuses et déstabiliser le type dans sa couchette aujourd’hui autant que l’étrier le stabilisa sur sa monture autrefois. Mais, bon, un certain matérialisme vulgaire (héritier boiteux du vieux matérialisme naturaliste unilatéral) voudrait qu’il ne se passe strictement rien dans la superstructure, hein, que tout soit dans la base (conceptualisée de façon bien basique, justement). On finit, dans ce cadre appauvri, schématique, formaliste, par ne pas voir que le passage de la condition d’esclave ou de potiche domestique (non rétribuée, dans les deux cas) à la condition prolétarienne EST une augmentation du pouvoir des femmes. Doit-on rappeler à nos thuriféraires de la révolution historique que le prolétariat est la classe sociale densément dépositaire du pouvoir OBJECTIF (ceci NB) de révolutionner l’histoire? Les femmes en sont, et l’analyse réactionnaire ou crypto-machique de leur condition en mutation n’y changera pas grand-chose. Les effets superstructurels ayant modifié leurs déterminations «naturelles» (contraception, émancipation sexuelle, renforcement consumériste de leur culture intime, féminisation des espaces mentaux collectifs) sont des faits déterminés (et non déterminants) du capitalisme tardif. Cela ne minimise en rien leur impact historique. Les technologies aussi sont des émanations superstructurelles. Et pourtant, elles n’en bourdonnent pas moins.

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        22 septembre 2019 à 13 01 10 09109
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        @ Ysemgrimus

        1) Il y a deux angles d’attaques par lesquels on présente le « déterminisme historique ».
        L’angle idéaliste – qui va comme suit : une idée inopinée – une invention technique – un individu providentiel = Napoléon-Lénine = un cataclysme imprévisible survient – par hasard – et transforme l’histoire – la société – l’humanité toute entière et lui fait prendre une nouvelle tangente. Le particularisme, l’individuel, l’unicité sont ici le moteur du collectif.

        2) La seconde approche – matérialiste – le deuxième angle d’attaque = de compréhension du déterminisme historique part toujours des conditions objectives matérielles concrètes sociales collectives. La collectivité, l’universel, est ici le moteur de l’individualité comme matérialisation = essaimage = multiplication = du collectif dans de multiples répliques individuelles.

        3) Il faut beaucoup d’humilité pour accepter cette deuxième vision des relations déterministes universelles où l’individu accepte et comprend que son libre arbitre narcissique est solidement contingenté – cloîtré – bridé et conditionné par le collectif dont le petit-bourgeois doit se résigner à admettre qu’il est déterminé.

        4) En d’autres mots : l’histoire de l’humanité est l’histoire de la lutte des classes et non l’histoire d’une suite d’inventions – de héros – de savants – de techniques – de cataclysmes -. C’est ainsi qu’une météorite fracassant la Terre a entrainé l’extinction des dinosaures en même temps que l’expansion des minuscules mammifères.

        5) Revenons à notre mouton = les conditions sociales objectives de la production et de la reproduction de l’espèce humaine sous le mode de production capitaliste demandait – exigeait – la libération des forces productives sociales du servage. Ce qui fut fait pour l’homme paysan par la prolétarisation de ses conditions d’asservissement et ce qui fut fait pour la femme paysanne par la libération de sa condition de poule pondeuse-reproductrice = ce qui entraina – TU AS RAISON YSEMGRIMUS = des changements des conditions de la sexualité au sein du noyau familial et pour l’homme = la deuxième roue du carrosse dans le poulailler de la reproduction de l’espèce.

        6) L’origine de la matrice sociale humanoïde – je le répète – est la reproduction de l’espèce – qui appela-força-exigea l’invention de techniques et de pilules contraceptives qui rendent possible la valorisation du capital (et non plus la valorisation de la terre) via l’exploitation de la force de travail féminine. Ce qui bien évidemment entraina des modifications dans la mission de l’étalon de moins en moins reproducteur et de plus en plus amuseur, avec ou sans étrier.

        7) C’est ce que Willem Reich voulait dire quand il affirmait que le sexe est le nouvel opium des peuples. C’est-à-dire un phénomène naturel accessoire (l’orgasme vaginal et phallique) tiré de son contexte (favoriser la copulation pour assurer la reproduction) et présenter comme objet même de l’agir humain (plutôt qu’un simple renforcement incitatif).

        8) En effet, la pilule contraceptive et l’avortement sur demande ont entrainé-exiger l’invention de la pilule bleue (Viagra) pour étalon afin de permettre à l’homme de jouer son nouveau rôle social de polichinelle sexuel. Après cela, allez donc vous étonnez de voir les couples monoparentales et les familles éclatées, et la violence conjugale se multipliée et de voir des hommes et des femmes esseulées, pleurnicher auprès de l’État policier afin qu’il réprime la réaction violente de la bête de somme à qui on a retiré la finalité de sa mission sociale de reproduction.

        9) NON, ce processus de redéfinition des modalités des rapports sexuels dans la société humaine capitaliste n’est pas vraiment une prise de pouvoir pour la femme mais me paraît plutôt définir les nouvelles conditions de son servage de classe.

        10) Incidemment le texte de Henri Simon présentant les conditions d’exploitation de la femme dans la Nouvelle Chine capitaliste rend bien compte de ce processus. http://www.les7duquebec.com/7-dailleurs/les-femmes-dans-la-chine-dautrefois-et-daujourdhui-henri-simon-iiie-partie/

        Merci pour ton post Ysemgrimus

        Robert Bibeau http://www.les7duquebec.com

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    21 septembre 2019 à 18 06 01 09019
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    @Robert,

    J’aimerais tellement que ce soit vous qui ayez raison, mais je vous assure que mes inquiétudes exprimées partout par des hommes et des femmes aussi désemparés que perdu, sont tout à fait fondées, légitimes et réalistes ! La vasectomie à la mode au Québec depuis 25 ans par exemple n’est pas une vue de l’esprit, mais une pratique abjecte financée ou subventionnée par l’état encore aujourd’hui !!! les banques de sperme ne sont pas une fiction non plus, et sont quand à elles généralisées de par le monde, et je pourrait vous présenter d’ores et déjà quelques brunes arabes et  »musulmanes » de mes connaissances ayant choisi de ruiner et détruire leur ex conjoints et s’en débarrasser, avant de se diriger vers les banques de sperme espagnoles ou Italiennes ou peu importe, s’y faire inséminer, et retourner au bercail pour y élever des bébés aux yeux bleus, méticuleusement choisis sur des critères  »à la carte’, qu’on met à leur disposition ! et depuis, c’est la ruée vers le spermatozoide du mâle Alpha qui sommeille dans des éprouvettes et dans l’azote liquide ! et si vous y tenez, je peux vous donner la liste des  »cliniques de fertilité » qui pullulent aussi bien au Canada que partout désormais, avec la subvention des gouvernements en plus ! Le changement de sexe non plus n’est pas un phénomène anodin ou rare comme certains essaient de nous faire croire, et croyez-le ou non, il affecte les hommes beaucoup, beaucoup, beaucoup plus que les femmes !

    l’obsession de parents monoparentaux, femmes souvent, ou homosexuels et LGBT aussi depuis peu, pour materner la fille parfaite ou le mâle Alpha est un créneau qui se développe à la vitesse de la lumière ! et il est subventionné par les gouvernements ! Cet eugénisme inévitable je dirais depuis que la science le permet est rendu tout ce qu’il y a de plus légal et même souhaité pour des femmes  »malheureuses en amour », ou déçues de leurs expériences de vie conjugale pour faire des enfants naturels !

    il faut qu’on arrête de faire l’autruche aussi, et oser en parler ouvertement et franchement de tous ces phénomènes eugénistes que beaucoup de femmes se sont approprié comme un acquis civilisationnel et de libération ! il n’y a pas que le cul qui soit en jeu, c’est toute l’éthique humaine qui le soit et nous sommes en plein dedans d’un scénario de science fiction ou la Cryo-préservation d’espèces résistantes est la prochaine étape et projet mondial de la science !

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    21 septembre 2019 à 19 07 01 09019
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    toc toc toc, oooohéééé, y a t-il des femmes qui ont lu, et qui puissent nous éclairer de leur avis sur la question ? de grâce mesdames, manifestez-vous! dites nous ce que vous en pensez, car tout ce qui a été dit ici n’entache en rien le respect qui vous est dû ! ce sujet nous concerne ensemble et nous incite ensemble à la réflexion ! comment sommes-nous parti de la pilule bleue pour finir dans les cliniques et banques de sperme ! Pourquoi est-ce qu’un débat sur le cul initialement doive inévitablement finir dans l’azote liquide ou l’eugénisme ambiant ?! j’aimerais bien connaître l’avis de ces dames en tous cas sur les 7 du Québec, ne serait-ce que par respect de préséance dans un tel débat qui les concerne primordialement autant qu’il nous concerne en tant qu’hommes ou ce qu’il en reste comme on dit !:)))

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    22 septembre 2019 à 15 03 37 09379
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    @ Robert et Ysengrimus

    Vous n’êtes pas du tout obligé de me donner raison sur ce point, mais il me semble que pour parler de déterminisme historique dans ce débat, avant même d’aborder la question des classes sociales, il faudrait peut-être parler de selection naturelle ! Lorsque je disais que la religion est celle qui a maintenu l’ordre sexuel à l’envers pour des millénaires, et celle qui a donné le pouvoir aux hommes et leur a évité le rejet et l’humiliation pendant tout ce temps là, il faut surtout comprendre que la religion en faisait cela, a tout bonnement interrompu, ou rompu le processus de selection naturelle en dénigrant aux femmes le droit de l’exercer ! puisqu’il est permis de croire ou théoriser comme pour les autres espèces, que ce processus de selection naturel aurait permis aux femmes-femelles de non seulement imposer la procréation, la multiplication et la continuité du mâle Alpha, jusqu’à le généraliser au fil des générations et de l’histoire, mais elle aurait pu assigner un rôle plus  »constructif’, et positif aux hommes, tout en permettant aux femmes de jouer leur rôle central, aussi bien politique, qu’économique et social depuis le début et nous éviter le chaos des classes sociales prolétaires et bourgeoises telles qu’on les a connues et subies ! les classes sociales comme chez les autres espèces auraient probablement été nettement mieux définies en fonction de rôles sociaux assignés à chacun et non économiques individualistes et narcissiques comme c’est le cas de nos sociétés !

    La religion est sans le moindre doute, le facteur inévitable du déterminisme historique par excellence, et un facteur de déséquilibre capital et primordial en matière sexuelle, sociale, économique et politique. et pas qu’un opium des peuples !

    Si l’on suppose aussi que la religion à été un conditionnement inévitable pour l’homme, et qu’elle avait favorisé et construit sa mythologie sur et autour de la femme, lui permettant d’exercer son libre arbitre sexuel depuis le debut, on en serait pas là ! et c’est toute la culture de la sexualité et de la société qui se serait trouvé chamboulée depuis le début ! on peut même imaginer le scenario qu’on se serait retrouvé sûrement avec des  »femmes Alpha » dominantes et des mâles Alpha dominés qui la servent, autant pour procréer que pour jouir, on aurait probablement eu beaucoup moins de  »ratages’, génétiques », voir beaucoup moins de maladies, et plus de résistance immunitaire, et un ordre social plus constructif !

    On peut me reprocher tout ce développement autour du mâle Alpha, et me taxer de macho frustré, autant qu’on le fait dans la réalité à l’encontre de beaucoup d’hommes qui  »osent » ou tentent de percer les tabous de la sexualité en général, mais je rassure ceux et celles qui soient tenté par une telle fuite en avant que cela ne change rien au fait que la sexualité féminine encore brimée, entachée, tourmentée, persécutée, souillée, suspectée d’opprobre et accusée de tous les maux et taxée de débauche ou licencieuse à souhait, est entrain d’opérer son retour en force et elle est déterminée à y parvenir pornographie ou pas !

    Que des femmes puissent prendre leur pied comme bon leur semble et avec qui bon leur semble est en fait ce qui dérange l’ordre  »résiduel » établi bien que supposément libéré de la religion ! l’ego de ces messieurs en est certes si affecté que ces derniers résistent par tous les moyens, il y a ceux qui se suicident, ceux qui assassinent leurs femmes, et ceux qui préfèrent se la raconter en continuant d’exercer toutes sortes de brimades et de persecutions des femmes en prétendant-posant comme le play boy adulée de celles-ci ou en noyant l’amertume et la  »trahison » dans les dépendances ou  »l’intellect » ou la misogynie…etc, et comme mentionné, il ya ceux qui déclarent forfait dès le départ et soit bannissent les femmes de leur vies comme les homosexuels, soit décident qu’il veulent lui ressembler et lui voler la vedette comme les trans ! point barre ! alors, Qu’une femme mariée ou pas, dans la vingtaine, trentaine, quarantaine ou cinquantaine puisse être tentée de se taper des étalons, des bêtes de sexe souvent plus jeunes pour prendre son pied est désormais une réalité qu’il faudra faire avec ! basta ! et même si c’est pas toutes les femmes qui ne pensent qu’au cul, ceci ne diminue en rien ni qu’il réduise à  »nympho » ou  »salope » celles plus nombreuses qui revendiquent et exercent ce droit ! et la pornographie à justement parfaitement cerné cette question en mettant en scène ces millions de femmes qui il faut le rappeler ne le font pas que pour du fric, aussi peu que 1000$ la scène, des broutilles quoi, mais le font aussi et surtout parce qu’elles aiment ça et y prennent leur pieds de se taper toutes sortes de mâles Alpha aux corps athlétiques et sculptés, qui bandent comme des ânes dans le sens propre comme figuré ! et sans que ces dernières, ces actrices porno qu’on cherche à catégoriser comme des femmes stupides ou bêtes, le soient réellement ! loin de là, la majorité de la nouvelle vague sont des capitalistes malignes et intelligentes au profil d’entrepreneur hyper actif qui préfère vivre de ce créneau juteux et rentable …et joindre l’utile à l’agréable comme on dit!

    Et du coup, on devrait parler de  »prolétariat » aussi dans l’industrie du sexe ! veut veut pas ! il y as définitivement dans cette industrie une classe de bourgeois capitalistes qui exploitent des travailleuses et travailleurs du sexe comme partout ailleurs ! une lutte de classes sociales qui n’est en réalité que la partie émergée de l’iceberg !

    Et désolé d’avoir un peu abusé cet espace avec mes interventions !

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