« FAISONS PAYER LES RICHES »

Les partis « socialisants» au pouvoir.  

 

La guerre interclasses a commencé. CE gouvernement du Parti Québécois serait, de l’avis d’une caste d’hommes d’affaires regroupée dans la Fédération des Chambres de commerce du Québec, un gouvernement « socialisant ». Pourtant, pleurniche Françoise Bertrand, la patronne de la Fédération : « À notre connaissance, il y a toujours eu un dialogue entre le milieu des affaires et les gouvernements, soient-ils péquistes ou libéraux » (1). Un gouvernement des riches qui serait contre les riches c’est confondant en effet. Pensez donc, Pauline Marois, millionnaire de son état, épouse d’un homme d’affaires fédéralo-nationaliste en vue, voudrait augmenter les impôts de ses acolytes. C’est le monde à l’envers, on nous cache tout, on ne nous dit rien, déclame Madame Bertrand « La FCCQ en a notamment contre l’annonce de la hausse rétroactive des taux d’imposition des contribuables les plus riches ainsi que sur le gain de capital et les dividendes. » (2).

Depuis l’élection du Parti Socialiste en France, de Barak Obama aux États-Unis  et depuis l’avènement du Parti québécois social-démocrate au Québec, certaines couches de la population se sont entichées du slogan « Faisons payer les riches ». Il n’y a pas de mal à rêver direz-vous ! Justement, il y a contre-indication à consommer l’opium des pauvres et à colporter ce mythe dans la société, parmi les ouvriers et les militants révoltés.  Le narguilé n’a jamais été la panacée. Les  gouvernements des riches – élus par les riches – au service des riches ne peuvent taxer – pressurer – imposer leurs camarades sinon que de façon marginale.

Pour résoudre ce mystère nous allons d’abord positionner les différents pugilats en présence dans cette joute, puis expliquer les décisions politiques confondantes récentes.

 

Les forces en présence dans l’arène politique 

Comprenez que ce drame à propos de la « sur-taxation » des riches se déroule parmi la bourgeoisie devant nos yeux de péquenots ébaudis. Tout cela ne nous concerne pas, nous les esclaves salariés corvéables et taxables à volonté.

La classe bourgeoise se compose de différentes sections que nous allons présenter ; la petite-bourgeoisie cléricale besogneuse (journalistes, gamme de professionnels, petits cadres, professeurs-enseignants, managers, vendeurs, petits commerçants et intellectuels de tout poil, etc.), chien de garde du système et chargée d’effrayer les ouvriers et les badauds apeurés avec le spectre des communistes – et autres pestiférés de façon à écarter toute solution drastique aux crises économiques –.

La petite-bourgeoise – cette section de classe instable – peut parfois protester vertement quand elle se sent pressurée, paupérisée comme il advient en ces temps de crises économiques sacadées. Une fraction de cette petite-bourgeoise peut même, à l’occasion, mettre ses menaces à exécution et voter à « gauche » – et oui, il faut ce qu’il faut – pensez à Québec Solidaire ou pire encore au Front de gauche en France, ou encore à Obama, ce noir président américain. « À soir on fait peur au monde » comme dirait Mitt Romney. La petite bourgeoisie amère tire ainsi les partis de centre-gauche un peu plus à gauche, croit-elle.

La moyenne bourgeoisie d’affaires, de commerce et d’industrie constitue la seconde cohorte de cette classe moribonde. Ce sont les petits entrepreneurs, les petits industriels, les grands commerçants, les grossistes, les agents boursicoteurs de bas étage, les capos de la construction et les gérants de banques et de caisses populaires, les spéculateurs de niveau inférieur. Ceux-là prennent tous les risques avec l’argent de leurs commettants. Ils placent l’argent des caisses de retraite, ils font fructifier l’argent des banquiers, ils créent des débouchés et investissent de nouveaux marchés, ils gagnent un bon salaire mais surtout de bons dividendes, tant que leurs entreprises engrangent des profits – puis un jour leur entreprise suffisamment alléchante sera avalée par un monopole.

En période de crise économique, comme maintenant, la moyenne bourgeoisie peine et rechigne, elle quémande l’assistance de l’État (aide aux investissements, subsides, contrats gouvernementaux, soutien et service aux entreprises) fruits de la plus-value extorquée aux travailleurs et des impôts et des taxes payés par les petits bourgeois et les employés. Ce sont ces moyens bourgeois qui déchirent leur chemise sur la place publique en ce moment,  tous à l’unisson derrière madame Bertrand. Ce sont eux qui sont directement menacés par les propositions d’impositions « socialisantes ». Ces bourgeois  soutiennent l’UMP – Front National en France, le Tea Party aux États-Unis et la CAQ au Québec (3).

Enfin, dernier gladiateur sur l’arène politico-sociale les grands capitalistes, la phalange des grands prédateurs, les requins de la finance et de la bourse, les spéculateurs internationaux, les parrains milliardaires, ceux qui possèdent et administrent le capital financier monopolistique. Bien au-dessus de la mêlée, ils contribuant à toutes les caisses électorales occultes, et luttent en concurrence directe avec les multinationales d’État chinoises, les conglomérats privés japonais, les oligopoles semi-étatiques européens, et les autres trusts multinationaux brésiliens ou indiens. Ils ont la responsabilité d’accumuler des fortunes colossales et d’assurer la reproduction élargie du système capitaliste.

Ceux-ci ne sont pas inquiétés par la menace de hausser les impôts des riches, ni par la taxation des gains de capital ou par les royautés à payer pour les ressources naturelles spoliées dans les néo-colonies et les pays de ressources naturelles (Australie, Canada, Nouvelle-Zélande, Afrique du Sud). Tout cela est marginal pour eux. Le candidat Républicain Mitt Romney a payé 14,5 % d’imposition l’an dernier alors que son taux d’imposition légal  aurait dû s’élever à cinquante pour cent. Warren Buffet se vantait l’an dernier qu’il ne payait que 5 % d’impôt alors que sa secrétaire payait plus de 35 % (4). Plusieurs entreprises pharmaceutiques monopolistiques installées au Canada ne paient aucun impôt alors que leurs profits augmentent chaque année. Au Canada, une entreprise minière sur deux ne paie aucun impôt malgré ses profits pharamineux. La compagnie Rio-Tinto-Alcan reçoit chaque année 75 millions de dollars de subvention alors qu’elle doit plus d’un milliard au fisc québécois. Cessons cette énumération déshonorante. Chacun comprendra que ce ne sont pas ceux-là qui sont visés par les nouvelles politiques « socialisantes » touchant les hauts revenus des particuliers et des corporations.

 

À propos de la rémunération des très riches

Considérez en passant que dans ces multinationales oligopolistiques la rémunération des  cadres se fait de deux façons ; d’abord ils reçoivent un salaire (à titre d’exemple, 3 millions de dollars par année pour la Présidente des Caisses « Populaires » Desjardins) ; ensuite, ils reçoivent des actions – du capital – qui produiront des dividendes qu’il leur suffit de convertir en action de la corporation pour éloigner le fisc de leur maison.

Si tout cet argent demeure dans la patrie d’origine (Québec – France – États-Unis), le fisc risque un jour ou l’autre de rattraper ces capitalistes. Mais si tout ce capital est géré en fidéicommis, placé dans des compagnies à numéro, anonymes, multiples et enchevêtrées, le tout enregistré dans des paradis fiscaux frauduleux, alors aucun danger de payer le moindre centime de fiscalité.

Surtout n’oubliez jamais que vos gouvernements peuvent voter les lois qu’ils voudront dans les assemblées nationales souveraines, ces questions de royautés, de fiscalités, de redevances, de taux d’imposition des capitalistes et de leurs entreprises seront finalement tranchées dans les bureaux feutrés d’un sous-ministre bien payé, juste avant que ce haut-fonctionnaire véreux n’accède au conseil d’administration du monopole pharmaceutique, minier, forestier, énergétique, financier qu’il aura ainsi avantagé.

 

La crise économique s’approfondit 

La crise économique ne se résorbe pas en pays impérialistes en déclin dont font partie les États-Unis, le Canada et la France. Pour le moment, le Canada se tire mieux d’affaires pour la seule raison que le pays repose sur la dilapidation de ses ressources naturelles et que ce secteur d’activité prend plus de temps à s’ajuster aux aléas de la conjoncture économique déprimante. De plus, les pays impérialistes émergents (Chine – Inde – Brésil) ont pris la relève des précédents, ce sont eux qui maintenant spolient les ressources naturelles canadiennes. Que la crise économique perdure encore un temps et vous verrez l’économie canadienne péricliter. C’est la raison pour laquelle les gouvernements au Canada doivent dénicher de nouvelles sources de revenus.

Revenons à la présente escarmouche fiscale sur l’augmentation des paliers d’imposition (France et Québec), sur la taxe spéciale sur les soins de santé (Québec), sur l’assurance santé universelle (États-Unis) et sur l’imposition des gains de capital (France – Québec – États-Unis) qui vise à faire payer directement les « moyens riches » et la petite bourgeoisie paupérisée afin de maintenir le crédit des États surendettés et permettre aux gouvernements des riches de livrer leur kilo de chair aux capitalistes financiers.

La moyenne bourgeoisie crie à l’hypocrisie et exige d’être entendue – car dit-elle les investissements et les emplois sont menacés par ces politiques fiscales « socialisantes ». Le Tea Party aux États-Unis tient exactement le même discours et accuse Obama d’être passé aux communistes. Idem pour ce pauvre François Hollande en France. Comme on le voit il y a convergence internationale entre les réactionnaires de toute obédience.

Voyons les faits pour ce qui regarde le Québec – une analyse semblable pourra être faite pour la France et pour les États-Unis –.  « Au Québec, selon les statistiques fiscales de 2009, les 93 000 particuliers touchant plus de 150 000$ de revenus (imposables NDLR) annuels représentaient 1,5% des contribuables. Ces contribuables payaient 4,4 G$ d’impôt, ce qui correspond à 21% des impôts payés par les particuliers. (…) Ces 93 000 individus faisaient un revenu total annuel de 29 G$, ce qui représente 12,7% des revenus de l’ensemble des contribuables. Leur impôt à payer au gouvernement du Québec représentait 15,1% de leurs revenus. (…) Ces contribuables peuvent-ils payer davantage – sans sombrer dans l’indigence ? Certainement ! (NDLR) » (5).

 

Nuire aux investissements et détruire l’emploi ?

Ceux qui répudient les hausses d’impôts pour les riches radotent habituellement l’erreur communément admise à propos de la taxation prohibitive qui nuirait à l’investissement et donc à l’emploi. Lisez plutôt cette forfanterie d’une revue économique française : «Les particuliers vont être touchés par des hausses des prélèvements de 10 milliards d’euros environ, auxquelles il faut ajouter 13 milliards au titre de la loi de finance rectificative de 2012. Ces mesures pèseront malheureusement très lourd sur une croissance française déjà faible. Une baisse des dépenses gouvernementales prononcée aurait été plus appropriée, dans la mesure où elle aurait eu un moindre impact sur l’activité. Si le premier tiers ou la première moitié des contribuables, du fait d’une hausse d’imposition ciblée, consomme et investit moins, la croissance et les recettes fiscales chuteront inévitablement.» (6).

Mensonge et baliverne que tout cela. Si par inadvertance un riche se voit imposé davantage ses dépenses de consommation n’en seront nullement affectées. Un contribuable qui gagne plus de 150 000 $ imposables par année ne dépense pas la totalité de son revenu en achat de biens et de services. Dix ou quinze mille dollars d’impôts supplémentaires n’auront absolument aucun effet sur la consommation de ce ménage. Il vient un moment où tous les besoins vitaux étant comblés une hausse de revenus ne contribue aucunement à augmenter la consommation. La chose est fort différente pour un employé qui gagne 29 000 $ par année et qui paye 40 % d’impôt et autres déductions à la source. Chaque sou qu’il pourra réchapper de l’impôt sera dépensé en biens de consommation indispensables.

Par contre, notre amer millionnaire risque-t-il de réduire ses investissements ? Absolument pas. La section « salaire » des revenus de ce millionnaire est déposée à la banque et c’est la banque qui place ses épargnes en attendant que le débonnaire s’affaire à les investir à long terme. Actuellement, le crédit étant trop abondant sur les marchés et donc très peu dispendieux (les taux d’emprunt sont avantageux ce qui signifie que le capital investi rapporte peu) ce qui fait que les investissements périclitent, pourquoi ? Parce que la consommation est en baisse car les ménages à revenu moyen et ceux à faible salaire réduisent leur consommation car leur revenu n’augmente guère alors que l’inflation gruge leur pouvoir d’achat, sans compter le chômage qui expédie nombre d’employés dans les soupes et les friperies populaires.

De plus, l’endettement de la classe dite moyenne et celle à faible revenu a atteint un niveau si élevé qu’elles ne peuvent continuer à dépenser et à consommer aujourd’hui le salaire qu’elles ne toucheront peut-être jamais demain.

Il est donc inutile de laisser pourrir l’argent dans les coffres des banques où il ne sert ni à une consommation accrue ni à un investissement accru. Comprenez, il est impossible d’investir pour produire quand il y a déjà surcapacité de production et surabondance de marchandises. La taxation en hausse sort donc cet argent des goussets où elle se planque pour l’obliger à circuler.

On observe donc que c’est exactement le contraire que ce que chante le Tea Party et les économistes patentés, chaque dollar d’impôt et de taxe récupéré des mains des riches et attribué en service étatique contribue directement à soutenir la consommation, à consolider le marché et à créer des emplois. Mais ce n’est pas le rôle que les grands capitalistes attribuent à l’État, voilà pourquoi cette hystérie « socialisante » ne peut durer.

 

Impôt accru pour la bourgeoisie et coupes sombres pour les travailleurs

Pendant que les gouvernements occidentaux cherchent à taxer davantage la petite et la moyenne bourgeoisie afin de lui faire payer sa « juste part » de la dette publique souveraine envers les banquiers, au même moment, l’État des riches attaque les travailleurs et les petits revenus par d’autres avenues.

Il est pour le moment impossible d’imposer davantage les petits salariés, d’abord parce que chaque point d’impôt supplémentaire, arraché aux gagne petits, décourage le travail légal et encourage le travail au noir si bien que les revenus fiscaux diminuent. Ensuite, étant donné l’assurance emploi et l’assistance sociale, il survient un seuil où il devient plus avantageux pour un travailleur de quitter son emploi sous-payé et sur taxé afin de bénéficier de l’assistance sociale. L’État capitaliste devra donc préalablement réduire ou éliminer les prestations d’assurance chômage et d’aide sociale avant de pouvoir surtaxer les petits salariés coincés comme la chose se pratique déjà aux États-Unis depuis des décennies. Le niveau d’exploitation des ouvriers, déjà élevé, pourra alors être surélevé.

En résumé, au Canada, en France, aux États-Unis, le gouvernement des riches taxe le peuple et les petits et moyens bourgeois afin d’engraisser les super riches et en parallèle il réduit les services aux travailleurs, c’est-à-dire que ces États coupent au maximum dans les coûts de reproduction de la force de travail afin d’accroître d’autant la plus-value – les profits – et finalement le capital constant d’investissement (CC) servant à la reproduction élargie du système capitaliste (7).

Il peut paraître alléchant de rêver que l’on puisse faire payer les riches, mais c’est une illusion qui fera long feu –. Les gouvernements des riches n’ont pas été élus par les riches – via  le vote des pauvres c’est entendu – pour taxer et appauvrir les très riches. Il n’est pas utile que les ouvriers se mobilisent pour défendre les petits et moyens bourgeois contre la voracité des super-riches capitalistes monopolistes. Il faut « détruire Carthage », disait Caton l’ancien et « Abattre le capitalisme », ajouta Marx.

(1)    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/360440/quebec-ne-comprend-pas-l-impact-economique-de-ses-decisions?utm_source=infolettre-2012-10-01&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

(2)    http://www.ledevoir.com/economie/actualites-economiques/360440/quebec-ne-comprend-pas-l-impact-economique-de-ses-decisions?utm_source=infolettre-2012-10-01&utm_medium=email&utm_campaign=infolettre-quotidienne

(3)    http://www.pressegauche.org/spip.php?article11653  et http://www.atlantico.fr/decryptage/9-francais-10-ne-paieront-pas-hausse-impots-vraiment-frederic-bonnevay-497346.html  et http://blogues.journaldemontreal.com/lauzon/actualites/les-lamentations-des-riches-et-leurs-pleureuses/

(4)    http://www.atlantico.fr/decryptage/9-francais-10-ne-paieront-pas-hausse-impots-vraiment-frederic-bonnevay-497346.html

(5)    http://leglobe.ca/blog/2012/09/alerte-riches-surtaxes/

(6)    http://leglobe.ca/blog/2012/09/hausse-dimpots-le-malheur-des-riches/

(7)    http://les7duquebec.org/7-au-front/la-crise-economique-dans-tous-ses-mefaits/

 

4 pensées sur “« FAISONS PAYER LES RICHES »

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    3 octobre 2012 à 2 02 02 100210
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    Je suis d’accord avec votre anayse a deux points près :

    1) On n’appauvrira pas volontairement davantage la moyenne des classes defavorisées, car on aurait une baisse de la demande effective qui ferait chuter l’esperance (image) de rentabilité du capital investi en production et les riches y perdraient bien plus que les pauvres. Quand le revenu pour la consommation baisse, comme en Grece ou en Espagne,, c’est qu’il y a eu une bévue et les TGR ( Tres Grands Riches) interviendront bientôt pour corriger le tir. Avec quelques dégats, bien sûr.

    2) Faire payer les riches ? Il n’y a rien a de concret à enlever aux riches ; il suffit de faire disparaitre la monnaie excédentaire qui fausse actuellement tout le systeme. On le fera bientôt. Beaucoup de moyens riches seront ruinées, mais les TGR l’imposeront pour le ben commun … des riches, bien entendu.

    On se retrouvera alors dans un nouveau systeme plus corporatiste que capitaliste, ou tout ira materiellement mieux, pour un temps, mais dont on aura fait disparaître toute démocratie. Atteindre une vraie démocratie sera le prochain défi. Comme remettre toute le monde au travail, si on veut vraiment s’enrichir RELLEMENT et non seulement faire semblant, en misant sur la spéculation et en appelant les millions des milliards et les milliards des trillions.

    Pierre JC Allard

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    3 octobre 2012 à 8 08 07 100710
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    Très bon l’article!

    Mais… Faire même penser une once de ‘progressisme’ ou de socialiste à Obama, c’est vraiment jouer le jeu de Wall Street: d’abord Obama a reçu une pléthore d’argent de Wall Street et de méga riche comme Sorros. A-t-il livré la marchandise? Tout à fait! Poursuite, et amplification!!!, de la politique guerrière de Bush (en Lybie, il a court circuité le congrès, ce que même Bush n’avait pas fait); augmentation massive des attaques criminelles par drones; continuation des tortures, aucune poursuite contre les responsables, politique belliqueuse contre la Syrie, Iran, etc.

    Économie: AUCUNE réforme, même demandé par certains démocrates progressistes, contre Wall Street. C’est lui personnellement et son équipe qui interviennent pour empêcher des réformes concrètes comme le Glass Steagall; il suffit de voir les conseillers qu’il s’est nommé: Geithner, Summer, etc: c’est du Goldman Sach et du néolibéralisme à plein née (Summer a réussi grâce à ses mesures néolibérales en Russie de faire passer le nombre de pauvre de 2 à 60 millions…).

    Santé: certains à gauche aime (et on aime leur faire croire) qu’Obama est à gauche… Relisez bien toutes les déclarations (et noter qu’il fut loin de faire un système universel de santé comme plusieurs dans son parti demande): un des buts majeurs de la réforme c’est d’effectuer des coupes massives dans les budgets de la santé!! (sans parler d’imiter l’Angleterre de Blair et de mettre un Conference Board qui dictera, question de réduire les coûts, quelles traitements et qui pourra les recevoir…)

    Une question, est-ce moi qui est mauvais mémoire où il me semble que l’impôt que remet Marois est simplement le cadeau que Charest fit en 2007, notamment l’imposition à seulement 50% des gains en capitaux?

    Et ne manquer pas le manifeste des économistes atterrés qui démontrent bien que la genèse de la dette en Europe, loin d’être le fait des dépenses publiques (les vilaines des fondamentalistes néolibéraux), vient en partie (principalement des renflouements des banquiers; de la faible croissance sous le régime de libre-marché réduisant les impôts, ) de la contre révolution fiscale, soit des baisses générales des impôts au mieux nantis depuis les années 80: c’est sûr que si on baisse constamment les recettes, en moment donné les dépenses paraissent devenir trop grande… Lisez la « Fausse évidence n°4 :
    L’envolée des dettes publiques résulte d’un excès de dépenses»
    http://www.atterres.org/page/manifeste-déconomistes-atterrés
    J’imagine qu’on pourrait faire la même analyse au Canada/Qc: il faudrait inclure les taux d’intérêts du début des années 80 qui firent exploser nos dettes, bien plus que le bien-être sociale….

    ah oui, et puis, ce n’est plus vrai depuis les années 80 que nos ‘capitalistes’ prennent tous les risques, ce qui est la justification de gain de revenu disproportionnées avec les travailleurs. Car avant, si une entreprise avait une moins bonne année, bien affectivement la perte ou le moins grand profit était assumé par les actionnaires. Mais depuis les années 80, avec le ‘shareholder value’, le rendement de 15% devient obligatoire dans l’entreprise advienne que pourra. Résultat? Ce sont maintenant les travailleurs qui supportent les risques: une légère baisse des profits à l’horizon: on coupe dans les travailleurs (il est hors de question de se contenter de 5% de profit…). Bref, le fameux ‘risque’ qui justifie tout (et franchement, ça devient obscène aujourd’hui, non seulement ils ont leur profit, mais si perdent, c’est le gouvernement, ie nous, qui payons!!!!! Ils n’assument plus aucun risque et on un revenu énorme garanti!! et après ça il en est encore pour attaquer les BS…) ne justifie plus rien du tout!
    Voir cet excellent site de François Morin
    http://www.financeglobale.fr/La_finance_globale/Orientation.html

    Sur la nouvelle ‘Valeur actionnariale’ en particulier, voir
    La valeur actionnariale : une redoutable dynamique de façonnage de la sphère réelle :
    http://www.financeglobale.fr/La_finance_globale/21.html

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    3 octobre 2012 à 9 09 08 100810
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    @ ASIQ
    En colère ASIQ c’est compréhensible

    Note au passage que ce n’est pas moi qui fait croire qu’OBAMA est communiste – ce sont les gens du TEA PARTY, dont je ne suis pas membre (;-))

    TU AS TOTALEMENT RAISON DE SOULIGNER QUE LE PROGRAMME D’ASSURANCE SANTÉ D’OBAMA VISE « un des buts majeurs de la réforme c’est d’effectuer des coupes massives dans les budgets de la santé!!» Ce programme vise à forcer tous les travailleurs américains à consacrer une art de leur maigre revenu à se payer une assurance santé de facon à répartir le cout du système de santé sur les épaules de tous les travailleurs américains ce qui réduira d’autant les couts pour l’administration fédérale et étatique et pour les grandes corporations qui ont été obligées d’accorder de telles assurances à leurs travailleurs qui ont fait la grève pour obtenir ces services payés par l’employeur à même la plus-value extorquer aux ouvriers.

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    3 octobre 2012 à 9 09 27 102710
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    @ ASIQ

    Attaquons maintenant une autre partie de ton intervention… Tu écris ceci « Résultat? Ce sont maintenant les travailleurs qui supportent les risques: une légère baisse des profits à l’horizon: on coupe dans les travailleurs (il est hors de question de se contenter de 5% de profit…). Bref, le fameux ‘risque’ qui justifie tout (et franchement, ça devient obscène »

    Tu fais fausse route sur toute la ligne.

    Comment t’expliquer ? – QUESTION UN D’ou vient d’après toi le capital que les capitalistes-actionnaires RISQUENT-INVESTISSENT pour utiliser ton expression ? Ce capital «risquer» dans une entreprise – le Capital Constant (CC) est de la Plus-value déjà extorquer aux ouvriers dans le cycle de production précédent qui est disait MARX cristallisé sous forme de profits placés à la banque ou sous formes de batisses – machineries – énergies etc. que le capitaliste «risque-investit» pour lancer un nouveau cycle de reproduction élargie du capital = faire produire de la nouvelle plus-value ouvrière à extorquer, puis à réinvestir – risquée ou pas – dans un nouveau cycle de reproduction élargie du capital.
    Peut-on dire que les capitalistes RISQUE leur capital dans un investissement quelconque ? OUI certainement dans la mesure ou ils ont accaparés – se sont appropriés cette plus-value cristallisée ils la possède et pourraient l’investir ailleurs ou ne pas l’investir s’ils le préfèrent. En ce sens ils courent un risque avec l’argent qu’ils ont volés aux ouvriers.
    Que se passe-t-il aujourd’hui ? Comme tu le dis toi même le capitaliste investisseur exige un certain taux de profit sans cela il retire ses billes- investissements – de l’aventure. POURQUOI ? Parce que le capital financier imbrique le capital industriel – productif – avec le capital bancaire et boursier spéculatif – et non roductif dans bien des cas.
    Le capital se fait concurence à lui-même pourrait-on dire de façon imagé.
    L’investisseur industriel – productif -exige pour son capital le même rendement que le capital spéculatif boursier – parasitaire – et fumeux qui lui peut aller chercher un rendement sur un investissement d’argent placé en Chine où les ouvriers travaillent pour des salaires de misères. Si l’investisseur canadien ne reçoit pas ce rendement dans ses usisnes ici au Canada ils ferme la chop – slaquent les ouvriers et déplacent son argent vers la compagnie qui fait affaire en Chine et lui assure le 15 % de rendement désiré.
    Voila décrit le fonctionnemnet de l’impérialisme qui fait que le CAPITALISTE canadien n’a pas le choix de fiare ce qu’il fait sinon ses actionnaires qui ne pensent qu’au profit lui retireront leur confiance et se trouveront un autre gestionnaire de fonds qui lui rapporte du 15 % – OUBLIEZ LE NATIONALISME LYRIQUE ET LE BUY CANADA OR BUY QUEBEK. Cette mascarade chauvine nationaleuse est tout juste bonne pour les péquenots qui brandissent le fleur de LYS

    Excusez-la

    Répondre

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